Pensum

À la bibliothèque, une jeune femme s’assoit derrière son ordinateur portable, son smartphone toujours vissé à l’oreille, répondant encore et encore aux appels des uns et des autres… et pourtant elle n’a guère de temps à perdre car elle se doit de se pencher de toute urgence sur son devoir de philosophie. Et le sujet proposé est aussi vaste que complexe, du genre qui ne manque pas d’interpeller, à savoir « À quoi tu penses? » une interrogation sur laquelle les opinions sont aussi nombreuses que diverses, de quoi essayer de rajouter ou non encore quelques lignes plus ou moins personnelles sur ce thème. Adolescente bien dans son temps, elle n’hésite pas à se lancer au plus vite dans des recherches adéquates sur internet… Du « Cogito ergo sum » attribué à René Descartes à des réflexions plus disruptives de Gilles Deleuze via des vidéos, c’est tout un catalogue plus ou moins iconoclaste de thèses, antithèses et synthèses qui nous est proposé. Comme en plus la troupe de MégaSuperThéâtre invitée dans le cadre de Novado s’est installée dans un établissement scolaire pour ce spectacle éponyme suivi d’un échange en situation, son public captif de lycéens semble adhérer à ce spectacle, lequel fait la part belle, jusqu’à l’excès, à cet environnement de multimédias et autres réseaux sociaux… Un brain strorming qui balaye large depuis la migration des oiseaux à la survie des abeilles, via Dieu, le vélo ou les bananes sic, où l’importance de l’art fait écho au très partagé « créer c’est résister »… où les images les plus improbables défilent devant nos yeux en contrepoint ou en prolongement de ces envolées… Un monologue d’une seule comédienne, au demeurant très convaincante, qui s’apparente davantage à un pur exercice de style, entre rhétorique en devenir et agit prop volontariste, quelque part entre chaos organisé et lâcher prise… où les élucubrations les plus saugrenues se nourrissent de réalités incontestables… Pour certains de la philo décomplexée, pour d’autres un exercice plutôt vain et prétentieux sur fond de dialectique existentielle. Des réflexions iconoclastes comme matrice de représentation théâtrale… de quoi déconcerter voire laisser carrément perplexe.

Cet article, publié dans Divers, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s