K.G.B. archives

Non, ce n’est pas de la police politique de sinistre mémoire de feu l’Union Soviétique, laquelle fit régner la terreur si longtemps dans ce pays dont il va être question, mais d’une bande de copains écrivains, où chacun à sa façon a révolutionné le monde de la littérature bien évidemment, mais beaucoup plus largement a donné naissance à un puissant mouvement qui changera à jamais l’histoire moderne de nombreuses nations occidentales, connu sous le terme de « Beat Generation ». C’est d’ailleurs le titre du documentaire projeté hier dans la petite salle de la médiathèque de Rodez pour cette nouvelle saison. Ce film produit par Arte sous-titré « Jack Kerouac, Allen Ginsberg, William Burroughs » revient sur la « formidable et durable amitié » entre les trois protagonistes, les nombreuses lettres qu’ils ont échangées pendant des années et surtout sur leurs romans fondateurs de ce mouvement littéraire, esthétique et politique qui marquera les Etats-Unis des années 50, puis essaimera progressivement dans le monde entier. Précurseurs de la libération sexuelle et d’un autre mode de vie où se reconnaissait la jeunesse, tout pour ébranler la société US de fond en comble. Une génération marquée par Hiroshima qui propose une autre « vision » et inspirera plus tard autant la contestation de la guerre du Vietnam, le phénomène hippie, Woodstock que mai 68. De San Francisco à Tanger via Paris, on suit les destins croisés de ces trois auteurs, lesquels avec respectivement « Sur la route », « Howl »et « Le festin nu », leurs trois ouvrages les plus connus firent scandale dans l’Amérique puritaine de ces années-là. Dans ce film sont aussi mis à l’honneur la musique jazz qui va faire swinguer indifféremment noirs et blancs, le Flower Power et les mouvements Gays qui s’affirment… ce que résument parfaitement ces deux phrases extraites du commentaire dit en voix off : « la libération spirituelle a entraîné la libération du mot » et qui souligne « l’ombre portée sur la contre-culture et l’underground international ». Cela prouve combien ce moyen métrage signé Xavier Villetard et Jean-Jacques Lebel s’avère très important pour mieux appréhender tout l’héritage que l’on doit à cette époque.                                                                                        Un rendez-vous qui donnait aussi le coup d’envoi d’une grande exposition sur toute cette galaxie d’intellectuels que l’on peut voir dès aujourd’hui en ce même lieu.

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