Plus que quelques pas

Atmosphère très zen: un plateau immense d’un blanc immaculé et au fond, même chose un écran de même taille qui semble le prolonger, voilà le décor unique de la soirée de mardi à la M.J.C. de Rodez. Un espace spécifique qui verra évoluer quatre danseurs, deux hommes, deux femmes, pour le spectacle proposé par le Centre Chorégraphique National de Tours sous la direction de Thomas Lebrun. « Dans ce monde » se révèle un voyage au long cours pour nous entraîner d’escale en escale, de pays en pays avec justes quelques repères minimalistes: ici des sonorités orientales ou latinos, là une chapka ou un chapeau vietnamien, ailleurs encore un kimono tout en soieries ou une robe andalouse, et même un play-boy lunettes de soleil et chemise hawaïenne… Et pourtant, contrairement aux apparences, cela n’a rien à voir avec le traditionnel rendez-vous folklorique annuel d’été de Pont-de-Salars qui se serait décentralisé à Rodez, ni avec une leçon d’ethnologie comparée ou un cours en accéléré d’histoire-géo illustré de photos de voyageurs, c’est complètement différent… Au tout début tous sont seulement vêtus de blanc, une tenue immaculée quasi virginale sur laquelle ils vont très progressivement greffer des éléments de tissus, des accessoires pour rebondir sur des musiques toujours plus variées et éclectiques mais avec un seul objectif: mêler enchantement et poésie, diversité et points communs, palettes de couleurs et ambiance unique où la personnalité de chacun se nourrit de la présence d’autrui, rebondissant toujours. En solo en duo, et jusqu’en quatuor, en face à face ou en miroir, en opposition ou en prolongement, chaque danse devient la pièce évidente d’un puzzle qui se construit patiemment. Où seraient privilégiés l’écoute, la disponibilité, l’échange, où chacun se fond dans l’immense toile de l’humanité… Et en écho sur l’écran à chaque mouvement son symbole de taches lumineuses, -soleil, Mont Fuji, vagues etc-, lesquelles tout à la fin s’assemblent comme un tableau de maître devant lequel on se plairait à rêver…                                                                Un hymne subtil et tout en nuances qui a soulevé l’enthousiasme du public.

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