Brainstrorming

Original et surprenant, déconcertant et bluffant, voilà comment on pourrait qualifier la soirée d’hier à La Baleine pour le deuxième rendez-vous de Rire Onet dont on fête cette année la dixième édition. Avec Fabien Olicard, c’est le mentalisme qui est à l’honneur, une discipline toute auréolée de mystère, d’étrangeté et pour tout dire de fantasmes, qui est cependant un peu sortie de l’ombre ces dernières années grâce à une série télévisée américaine à succès. Dans son style, son spectacle intitulé « Singularité » est un modèle du genre: aucun décor et sobriété de la mise en scène pour que l’attention du public soit entièrement focalisée sur lui, sa voix, son phrasé, ses intonations, sa gestuelle, ses mimiques… Transformer chaque spectateur a priori plutôt sceptique et dubitatif en un complice bienveillant ou mieux encore enthousiaste. Un exercice qu’il maîtrise parfaitement, il est ainsi capable en quelques mots et en un très court laps de temps de subjuguer la plupart du public qui lui est dès lors définitivement acquis. Basé sur l’interactivité sans cesse renouvelée avec l’audience, il joue de différentes techniques comme la graphologie, les micro-informations du langage corporel, les modulations plus ou moins conscientes des réponses à ses questions, une hésitation ici, une moue là pour avec finesse se glisser mentalement chez chacun de ses interlocuteurs avec des résultats aussi inattendus que déconcertants. « Je ne suis pas médium, ni voyant c’est juste rationnel » se plait-il à répéter plusieurs fois pour lever toute ambiguïté et souligner la spécificité de son art. Variations sur les hasards remarquables, la synchronicité, la mnémotechnie, l’adéquation ou non entre mémoire et imaginaire qu’il illustre avec quelques exemples comme ses théories sur le temps et le Big Bang… et autres décimales de pi, jusqu’au final absolument improbable, ce passionné d’« astrophysique plus que d’astrologie » sic, propose une performance inouïe. L’esprit de ce one-man-show est parfaitement résumé par le tee-shirt qu’il porte sur scène: un cerveau humain bien en évidence, dont on n’exploite pas encore au maximum les capacités infinies. Impressionnant!

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