Quatre-quarts musical

Rendez-vous hier en soirée à La Baleine pour la présentation de la nouvelle saison culturelle du lieu grâce à un déroulé rapide par l’équipe des différents spectacles proposés, lesquels balaient large tout le spectre de la création artistique… Oublions l’introduction soporifique de la représentante de la municipalité ressortie à l’identique chaque année, heureusement vite remplacée par une ouverture toute de malice et de clins d’œil par l’Orchestre des 4 C aussi joyeuse que pétillante conclue par un inédit: un superbe clip en noir et blanc! Après un petit intermède convivial autour de tables installées dans le Krill, retour dans la grande salle de spectacle pour « Sur un malentendu » fantaisie aussi délirante que foutraque par les Sourds-Doués, un quatuor virtuose pour un moment inclassable où la musique se nourrit d’humour, avec en prime ici ou là pour prolonger encore davantage le plaisir quelques tours de magie..! Sur scène, quatre olibrius tout de noir vêtus, rien que de plus classique au pays de Soulages qui plus est, mais avec une touche de couleur qui modifie le regard: des cravates orange vif de tailles différentes façon Dalton. Clarinette, clarinette basse, cor, trompette, chacun s’en donne à cœur joie, multipliant les gags pour tenter de déboussoler le chef qui n’en peut mais, rivalisant de folie douce et de bonne humeur communicative. Détournements de standards du jazz, du klezmer, de musiques de films de Disney, du Boléro et de tant d’autres… tous les ingrédients d’un excellent concert en version décalée sont là, une recette qui a fait ses preuves pour déclencher rires sous capes ou explosions plus tonitruantes. Aucun temps mort, tout s’enchaîne à merveille pour le plus grand bonheur du public ravi. Un spectacle pratiquement sans parole, avec juste quelques accessoires comme une petite boite à musique, des chapeaux ou des bougies- grand moment d’émotion- qui mêle espièglerie, poésie, complicité et grande qualité musicale… Une délicieuse symphonie protéiforme à déguster avec gourmandise, ou comment faite voler en éclats les conventions du genre avec intelligence.                                                                                              Aussi subtil que jubilatoire !

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