Osages mieux qu’des images

Une histoire aussi incroyable qu’authentique, épique autant que poignante avec comme conclusion un jumelage entre Pawhuska une petite ville perdue au fin fond de l’Oklahoma et Montauban chef-lieu du Tarn et Garonne… Rembobinons. Nous sommes au début du XIXème siècle et des indiens de la tribu Osages, ce qui signifie « enfants de l’eau du milieu » car la rivière du même nom, un affluent du Mississippi traverse leurs terres historiques, ont, au contact de trappeurs canadiens français, beaucoup entendu parler de notre pays. Certains décident donc de s’embarquer pour la France, économisant longtemps l’argent des peaux des animaux dont ils font commerce. Puis grâce à l’argent du pétrole, contrairement à la plupart des Amérindiens ils deviendront la tribu la plus riche des USA, ce qui aiguisera nombre de convoitises et même dans les années 20 des dizaines de massacres jamais élucidés… Après diverses péripéties, six d’entre eux, quatre guerriers dans la force de l’âge et deux jeunes squaws, débarquent au matin du 27 juillet 1827 dans le port du Havre. Débuts flamboyants car grâce à l’entregent d’un ambitieux personnage qui veut gagner beaucoup d’argent en les exhibant comme des bêtes de foire, ils seront reçus par le tout Paris mondain. Une gloire de très courte durée avant d’être abandonnés à errer pendant plus de deux ans et demi pour se retrouver « épuisés et perdus en Quercy » en novembre 1828. L’archevêque de Montauban de l’époque, Guillaume-Valentin Dubourg, lequel avait été envoyé dans sa jeunesse en mission aux États-Unis, les prendra sous sa protection en organisant auprès de ses paroissiens une collecte pour leur offrir les billets de retour… Une histoire devenue légendaire qui se transmet de générations en générations et qui en 1989 va se concrétiser par la création d’une association avec échanges réciproques, voyages et autres liens d’amitié entre les descendants des uns et des autres… « OK-OC Osages-Occitania » projeté ce matin dans le cadre de l’Estivada, un moyen métrage produit par Peuples et Musiques au cinéma, revient sur cette odyssée hautement improbable. Images d’archives et retrouvailles autour d’un pow-wow, alternent avec de nombreux témoignages vibrants de chaleur humaine. Ces portraits d’une grande sensibilité et la philosophie de vie proche de la nature inhérente donnent à ce documentaire pudique un surcroît d’émotions.                     Une page d’histoire à découvrir absolument.

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