Dior et de lumière

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Christian Dior et que vous n’ignorerez plus après savoir lu la bande dessinée « Jeune fille en Dior » signée Annie Goetzinger parue aux éditions Dargaud. Un ouvrage remarquablement illustré qui fait la part belle aux multiples robes, colifichets et autres gants et chapeaux, la griffe de ce célèbre couturier qui firent de lui l’un des stylistes français parmi les plus connus au monde de son temps. C’est à une plongée dans son univers que le lecteur est convié: des arpètes aux caméristes, des petites mains aux mannequins les plus en vue, des innombrables stars d’Hollywood et d’ailleurs, lesquelles se pressaient à ses défilés de mode, à l’atmosphère post seconde guerre mondiale bien particulière à Paris, dans ce microcosme qu’il bouleversa autant par ses audaces vestimentaires que par les relations très chaleureuses qu’il entretenait avec le personnel de ses ateliers… « une légende de la haute couture, créateur inlassable et patron aimé de ses employés… » À partir d’un personnage de fiction,« aux faux airs d’Audrey Hepburn » une jeune chroniqueuse de mode parvient à s’infiltrer dans tous les coins et recoins de cette illustre maison de l’avenue Montaigne. Avec elle, on découvre les méthodes de travail du maître qui s’isole régulièrement à la campagne avec son chien Bobby pour trouver de l’inspiration, la fièvre des ateliers où chacun s’affaire, la tension qui va crescendo jusqu’au jour de la présentation des nouveaux modèles. Ce n’est pas une biographie stricto sensu, plutôt un regard curieux et bienveillant sur une personnalité un peu fantasque pour qui une journaliste américaine très influente inventa une toute nouvelle expression « new look » pour qualifier la toute première collection à laquelle elle assista le 12 février 1947. On trouvera aussi en annexe de cet album frissonnant de mousseline, de tulle ou d’organdi, plusieurs pages très documentées sur ce milieu très spécifique, l’establishment qu’il a côtoyé, un mémento de ses seulement 22 collections -( il mourut brutalement d’une crise cardiaque à l’age de 52 ans), ainsi qu’un lexique pour s’y retrouver dans tous les différents corps de métiers, lesquels sont l’essence de la haute couture, ainsi qu’une bibliographie et quelques citations hautes en couleurs extraites de son propre dictionnaire de mode pour qualifier les accessoires indispensables qui accompagnaient chacune de ses créations… Une BD où le futile fait écho au sociétal, délicieusement sophistiquée… et in fine révélatrice d’une certaine époque.

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