Retour vers le passé

Vraiment dommage de terminer cette édition de Novado 5 par cette bouillie inachevée de spectacle à mi-chemin entre théâtre et cinéma que « Le garçon au visage disparu » un texte de Larry Tremblay, lequel n’aurait probablement pas du traverser l’Atlantique tant on reste circonspect pour le moins, totalement étranger au mieux, et plus généralement avec l’envie que tout se termine au plus vite, devant cette histoire aussi vaine que totalement sans intérêt. Pour résumer on y croise un ado fan absolu de films de zombies et autres morts-vivants dont la porte de sa chambre est ornée d’un poster de « The Walking dead » série télévisée encore inédite en France sur le même registre… Il se plaint sans cesse, et en particulier auprès de sa petite amie, de son père travailleur humanitaire toujours prêt à s’embarquer pour le bout du monde sur tous les fronts de la misère ou de la famine et qui, selon lui, aurait toujours privilégié ses engagements à sa famille… ce qui provoque une réaction psychosomatique exacerbée chez le fils, lequel perd soudainement un beau matin son visage… Puis l’angoisse ira grandissante quand tombera la nouvelle de la prise en otage… À grand renfort de technologies sophistiquées ou de décor toujours en mouvement, on se retrouve ainsi entre un plateau de tournage ciné avec studio de post-synchronisation et espace où les acteurs font des allers-retours permanents entre rushes projetés sur fond d’écran, et rebondissements en direct de comédiens prisonniers d’une intrigue à laquelle même eux ne semblent pas croire un instant… C’est dire le gloubi-boulga entre fantastique, film de série Z  et autres relents de comic strips ou Halloween mal digérés auquel on assiste, les yeux rivés sur le chronomètre qui s’affiche sur scène, espérant en finir au plus vite. Un médecin assez lunaire dans un moment de lucidité évoque « une obsession paranoïaque » pour qualifier le climat étrange dans lequel se complaît cette famille bizarroïde, probablement le mot juste pour qualifier cet ovni vraiment pas convaincant.                       La troupe Le Clou de Montréal venue il y a quelques années déjà à la M.J.C de Rodez  nous avait habitués à mieux… tabarnak!

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