Don Pablo

La chute du chef du cartel de Medellin, l’un des pires barons de la drogue, septième fortune au monde, coupable de très nombreux assassinats, lequel négociera longuement via un prêtre illuminé sa reddition aux autorités de son pays, la Colombie, contre la promesse du gouvernement de sa non extradition aux U.S.A., via une reforme ad hoc de la Constitution, voilà le sujet de cette bande dessinée. Le 19 juin 1991, il se rend donc à la justice en grandes pompes et obtient de vivre dans une prison vraiment très spéciale, construite sur le terrain d’un de ses hommes de paille, la Catedral, du genre hôtel de luxe cinq étoiles d’où il entre et sort comme il l’entend, avec grosse voiture disponible pour assister par exemple à un grand match de foot, peut recevoir les visites de sa famille ou organiser des fiestas surdimensionnées avec prostituées en nombre, sans compter la possession d’un véritable arsenal d’armes lourdes etc… Pablo Escobar est quasi intouchable tant il a organisé la corruption de haut vol depuis les policiers, soldats ou avocats aux ordres… jusqu’à la présidence. Tout va bien pour lui jusqu’au jour où les services américains décident que tout cela n’a que trop duré vu les cargaisons de cocaïne qui continuent de se déverser dans leur pays et qu’un air nouveau souffle à la Maison Blanche où Clinton vient d’être élu. Dès lors le piège se referme progressivement, traqué qu’il est à la fois par l’armée colombienne, un groupe de paramilitaires qui ne fait pas de détails, des agents des renseignements US sans oublier des tueurs à gage à la solde du cartel concurrent de Cali… Il finira exécuté en fuyant par les toits de sa ville le 2 décembre 1993 au lendemain de son anniversaire qu’il avait imprudemment fêté la veille avec sa mère et qui permit ainsi de retrouver sa trace… « Escobar el patron » est un album paru Chez Dargaud, scénario fort bien construit et documenté, aussi morbide que fascinant, de Guido Piccoli et dessins de Guiseppe Palumbo d’un lavis aussi élégant que coloré. Un personnage très contrasté sans état d’âme aussi sanguinaire avec ses ennemis qu’adulé par certains, et dont, à défaut Hollywood, la vie hors du commun de ce parrain est devenue une télénovela à succès de plus de 100 épisodes diffusée dans son pays mais aussi aux Etats-Unis. Sa tombe est ainsi devenue l’une des plus visitées au monde au même titre que celles de Jim Morisson, Shakespeare ou Karl Marx (sic).                                                             Un livre disponible à la médiathèque de Rodez.

 

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