En bonnes voix

Michäel Gregorio de retour à l’Amphithéâtre de Rodez, la même salle trois ans et demi plus tard et… toujours le même enthousiasme, l’énergie débordante, la bienveillance contagieuse, l’humour au coin des lèvres et… des spectateurs qui applaudissent à tout rompre tant la soirée fut excellente du début à la fin. « J’ai dix ans  » son dernier spectacle actuellement en tournée n’est ni un best of, ni une resucée mise au goût du jour, c’est un show particulièrement réussi qui allie nostalgie et tendresse, émotion et humour de la part de quelqu’un qui s’auto-définit comme « drogué de la scène ». Une plongée dans l’album de famille avec son lot d’images kitsch côtoie une interview imaginaire de l’artiste pour ses 80 ans par un Michel Drucker forcément inoxydable, le tableau noir de son enfance s’éclaire de trucages vidéos en mode Averty modernisé, les imitations des uns se nourrissent des tics des autres, le tout accompagné de détails vestimentaires d’une extrême précision pour mieux transcender les fantômes qu’il ressuscite. Une ouverture qui scotche chaque spectateur dans son siège avec une reprise d’Amsterdam absolument stupéfiante, une échappée belge brûlante de passion, d’emblée le pari de l’excellence est lancé. Il vise haut, très haut et, deux heures durant, ce sera un récital de moments toujours plus étourdissants. De duos improbables, et totalement délirants  comme Aznavour/ Maître Gims, ou Vincent Delerm/Prince, à des envolées vocales qui magnifient les grands noms du jazz, du rap ou de l’opéra, il relève tous les défis rien ni personne ne lui résiste. c’est un festival de haute volée, entre fantaisie décalée et explosion de folie douce. On tutoiera le sublime avec un karaoké géant sur des paroles toutes d’ironie douce amère sur des parodies déjantées de Grégoire, Vianney, Mika et autre Dave, des clones plus vraies que l’original qui déclenchent dans la salle des vagues de fous rires irrésistibles. Puis ce sera des incursions remarquées dans l’univers pop rock avec un hommage déchirant à Freddy Mercury par exemple, la frénésie de U2 ou AC/DC plus vraie que nature… Le tout se concluant autour d’un gros gâteau d’anniversaire sur lequel tel un lutin débridé et rebondissant il se perche pour partager encore et encore avec son public aux anges un anniversaire inoubliable entouré des siens, notamment ses musiciens,  les mêmes depuis ses débuts.                                                                                                            Un moment festif inoubliable auquel on est heureux d’avoir été convié!

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