Revival

Cette année, le rendez-vous avec les élèves de la section musique du lycée Foch dirigée par Pascal Rabatti est beaucoup plus précoce qu’à l’accoutumée. Et pour cause. Le concert offert hier soir à la salle des fêtes de Rodez n’était que le premier d’une « tournée » qui s’annonce chargée ces deux prochains mois puisqu’il n’y a pas moins de six autres dates programmées d’ici fin mai. Outre les haltes incontournables à Montauban et Cahors, puisque leurs camarades des Lycées Michelet d’une part, Clément Marot de l’autre, sont comme toujours associés à ce projet, renforcés en 2017 par deux nouveaux établissements de notre région, il y aura d’autres temps forts de grande envergure en particulier dès la fin mars, Lisbonne au lycée français mais aussi à l’auditorium de Saint Jacques de Compostelle. Une consécration ou un pèlerinage, c’est selon, mais avec un programme qui ne manquerait pas d’apparaître comme sacrilège et impie aux yeux de certains, puisque celui de cette année se découpe en deux parties aussi sulfureuses l’une que l’autre. D’abord une première partie quasi identique à celle de l’année dernière, des grands classiques du rock symphonique à son apogée avec des compositions de Queen, Pink Floyd ou AC/DC toujours aussi hypnotiques et aux paroles délicieusement subversives avec en supplément une intro aussi élégante que tonitruante d’Ibrahim Maalouf, laquelle permettait des envolées cuivrées de haute tenue. Ensuite transition iconoclaste avec un extrait de l’opéra bouffe « La Belle Hélène » d’Offenbach, le couplet des rois, tout d’ambiguïté malicieuse et de folie douce impertinente interprété avec fraîcheur, désinvolture et humour du meilleur goût. Ensuite ce sera « Et si on jouait Carmen » l’œuvre de Bizet avec une succession d’airs parmi les plus connus du répertoire où les choristes rivalisent d’énergie et de punch mais aussi deux jolies solistes au brin de voix tout en modulation qui conjuguent trémolos provocateurs et sensualité frémissante du meilleur effet… des airs qui ravissaient la mémoire du public venu en nombre. La soirée s’achevait dans l’exubérance foldingue d’un French Cancan mixte!.! Enfer et damnation…   Si l’orchestre est vraiment impeccable tout au long du spectacle, certains passages chantés sont encore hésitants et perfectibles … Nul doute que le travail des prochaines semaines et des répétitions en commun seront profitables.

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