On kiffe Bérengère

berengere-kriefDeuxième rendez vous hier soir à la Baleine avec Rire Onet avec deux jeunes femmes humoristes que l’on peut voir ou entendre au gré de certaines émissions de radio ou de télévision par exemple sur Canal + ou avec Jamel Debouzze. Deux personnages différents mais avec le même sens aigu de l’observation, la même veine d’inspiration et des réparties qui font mouche et des spectateurs qui s’esclaffent grâce à leur humour tout en nuances, fin et léger, intelligent ou doux amer, des mots justes pour décrire le quotidien avec malice et gourmandise. En première partie Marine Baousson, toute en rondeurs et faconde qui excelle dans l’auto-dérision et propose une courte série de sketchs plus farfelus les uns que les autres mais où on adhère sans réserve tant elle regorge d’énergie et de punch. Place ensuite à Bérengère Krief, style vamp délicieusement vénéneuse qui croque la vie à pleines dents. Elle enchaînera ainsi pendant près d’une heure et demie une galerie de portrait hauts en couleurs entre copine allumée, super héroïnes aux pouvoirs hélas dérisoires comparés à leurs homologues masculins, nymphowoman en goguette ou accro au chocolat ou aux séries télévisées absolument délirants de vérité. Une présence sur scène incroyable, à l’aise dans tous les registres, en particulier dans la séquence finale où elle résume en quelques minutes en dansant devant un miroir ses dernières années c’est vraiment superbe. Idem avec sa version très personnelle des conflits psychanalytiques permanents entre moi, surmoi et ça, Freud lui-même aurait applaudi à tout rompre tant derrière la légèreté apparente se révèlent tant de caractères…et que dire de son interprétation des albums de bande dessinée revus et corrigés en icônes adulés de héros de gay pride, de Tintin aux Schtroumpfs, c’est une explosion de folie douce doublée de tendresse… De son entrée sur scène où elle déambule en petite tenue avant de choisir des vêtements improbables, à sa sortie toute en déhanchements de teen-agers, elle déroule un spectacle subtilement écrit et mis en scène pour le plus grand bonheur des spectateurs qui la remercieront d’une standing ovation unanime et parfaitement méritée.                                                                                                          Une excellente soirée qui fait d’autant plus regretter le triste sort promis cette saison à la Baleine.

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