Femmes au bord de la crise de mère

serialUne ouverture en demie teinte pour cette nouvelle édition de Rire Onet hier soir à la Baleine. Un préambule qui hésite entre nauséabond et beuveries de café du commerce et accumule clichés et poncifs rétrogrades essentiellement autour du foot et du sexe, le tout servi avec force gesticulations grotesques et autres… on touche vite le fond…                                                                                                 Place ensuite à un trio de jeunes femmes, lesquelles se retrouvent dans l’intimité d’une salle d’attente d’un gynécologue et vont exposer leurs états d’âme existentiels autour de leur condition d’épouse, de célibataire, de futures mères etc…« Serial Mothers Show » se situe quelque part entre réflexions de copines délurées, discussions bcbg de pince-fesses mondains et courrier du cœur de Femme actuelle, des échanges qui ont le mérite de ne jamais être vulgaires mais qui ne volent pas bien haut, ni les albums de B.D. débridés de Claire Brétecher, ni les livres féministes de Simone de Beauvoir, du tout venant plutôt bien écrit avec ça et là quelques bons mots qui suscitent de temps à autre quelques sourires complices bien qu’on peine à s’intéresser vraiment à ces personnages par trop caricaturaux. Entre l’ancienne adoptée de la Ddass toujours en quête d’une image maternelle réconfortante, celle qui se veut fêtarde compulsive pour oublier sa solitude et celle qui fait un déni de grossesse, on cause adultères ou baby blues, féminité et vie de couple… On y célèbre en creux les vertus de la famille «normale», sous-entendu forcément donc ni monoparentale, ni recomposée, ni horreur homosexuelle et dont in fine devenir mère est une condition quasi sine qua non pour toutes les femmes soucieuses de s’accomplir entièrement. Hors maternité point de salut ??? de quoi faire rougir de plaisir Christine Boutin elle-même. Ces retrouvailles fortuites et ces papotages plus que légers qui s’étalent évidement sur neuf mois, on les oubliera assez vite, la comparaison avec Florence Foresti par exemple est cruelle, mais les trois comédiennes qui tirent le meilleur de textes pas vraiment aboutis et que la mise en scène toute en fluidité met en valeur est à noter tant elles font preuve de beaucoup de dynamisme et de fraîcheur.  À suivre donc.

 

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