Jouons sous la pluie

 28_CS_14MAI16En voilà une idée qu’elle est bonne: programmer en fin d’après-midi samedi un concert en plein air au kiosque à musique décoré d’oriflammes annonciateurs de l’Estivada, juste le jour où il fait un temps de chien, qu’il y a des bourrasques et des giboulées, enfin un spectacle dans ce dit kiosque à musique, lequel n’est quasi jamais utilisé sauf depuis plusieurs semaines par Nuit Debout qui en a fait son quartier général… Des musiciens frigorifiés et emmitouflés allaient pouvoir s’en donner à cœur joie pour quelques dizaines de spectateurs transis dans leurs parkas et abrités tant bien que mal sous leurs parapluies avant d’être autorisés, vu la météo qui ne s’améliorait pas, à se réfugier eux aussi sous la coupole… Un lieu idéal donc où l’on gagne en intempéries orageuses et aboiements intempestifs des chiens ce que l’on perd en acoustique et en confort, à peu prés aussi approprié que l’idée saugrenue d’avoir invité Black M aux commémorations de Verdun sans avoir pris connaissance au préalable des textes provocateurs de certaines de ses chansons pour ensuite se ridiculiser davantage encore en annulant in extremis ce show, aussi controversé que prévu de longue date, en cédant aux pressions inadmissibles  de la fachosphère « nauséabonde »…                                               Au programme: de la musique trad version Al Canton, une série de collectes de chants, contes et autres danses, qui, heureux hasard, mettait en exergue le canton de Saint Geniez d’Olt, celui-là même du président du Conseil Départemental et sénateur cumulard de l’Aveyron !!! Antoine Charpentier et ses élèves font de leur mieux dans de telles conditions. Cabrettes locales, bodegas du Haut-Languedoc ou de la Montagne Noire, clari de Bigorre ou bandonéons sont à l’honneur… Les bourrées et les mazurkas se succèdent…autant d’occasion pour les passants pressés qui sortent du Musée Soulages ou traversent le jardin public à la hâte, d’entendre des sonorités ou mélodies rarement mises à l’honneur. Mais, dans de telles conditions, était-ce bien judicieux de vouloir y jouer coûte que coûte alors que la Salle des Fêtes, l’Auditorium du Conservatoire de Musique, la M.J.C., etc… voire même pourquoi pas les Archives juste en face, sont autant d’espaces géographiquement très proches qui auraient pu offrir, tant à l’orchestre qu’au public, des salles de repli autrement adéquates???  Qu’ajouter de plus quand le chef lui-même, entre dépit et résignation, fait rejouer certains morceaux car le résultat obtenu n’est pas à la hauteur…

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