Shalom

images (1)Un rendez vous insolite avait lieu hier en fin d’après-midi au Krill car Onet comme halte dans une longue tournée européenne qui passera notamment par le prochain Printemps de Bourges, le Paléo Festival de Nyon en Suisse ou Berlin après Paris ou Marseille, c’est franchement inhabituel, qui plus est un dimanche. Mais le public avait répondu présent en nombre, qui sur des chaises devant la scène, qui sur des tabourets ou accoudé au bar en sirotant son verre, pour écouter un groupe de six musiciens venus d’Israël. Six instrumentistes jeunes, à parité: une contrebasse, un violon, une clarinette, des percussions/batterie jouées simultanément par deux d’entre eux, autour de Rotem Bar Or, guitariste chanteur, lequel a roulé sa bosse pendant plusieurs mois en Europe entre voyages et concerts improvisés dans les rues. De cette expérience originelle il reviendra transformé avec des idées pleins la tête, un carnet de notes bien rempli et un regard transformé sur l’humanité, la vie en général et plus encore sur le contexte si particulier que celui du Moyen-Orient. Le temps de regrouper autour de lui quelques copains, The Angelcy, littéralement l’agence des anges naissait, le pendant pacifiste et anticolonialiste de la série américaine post-guerre du Vietnam des années 80 toute en muscles et testostérone. Très vite, ses premiers titres retiennent l’attention des radios, des critiques et du public avec des textes qui sont à contre-courant des envolées nationalistes ou bellicistes qui embrasent la région. Au contraire, ses textes tout de douceur et nuances parlent au cœur des gens, de la nécessité de stopper cet engrenage sans fin, où l’exaltation des uns répond aux incantations belliqueuses des autres, célèbrent le chemin étroit du respect, du partage, de la tolérance et in fine de la paix: autrement dit un combat déterminé et difficile dans le contexte géopolitique de la région, où la violence individuelle fait écho à l’occupation militaire, où les extrémistes de tous bords se rejoignent toujours pour faire échec à la cohabitation intelligente… Du folk acoustique tout en anglais nourri de certains intermèdes musicaux d’influence klezmer revendiquée, des sonorités subtiles qui baignent un spectacle très élaboré, entre sensibilité à fleur de peau et passion grandissante, voilà comment on pourrait résumer ce récital… Un regret cependant, quelques mots en français avant chaque chanson pour mieux la situer aurait permis de les apprécier encore davantage.                                                                              Leur premier album «Exit inside» sorti en France en février dernier et dont certains titres ont explosé le box office dans leur pays natal permet de découvrir ce groupe novateur de ce que l’on peut appeler de la world music engagée.

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