On the rock again

téléchargementComme chaque fois en fin de deuxième trimestre, les élèves de la section musique du lycée Foch de Rodez retrouvent leurs homologues des lycées de Cahors et de Montauban pour leur concert annuel. Sauf que celui-ci «Lycées in rocks» est un peu particulier car il répond à une demande de la Région qui subventionne en partie ce projet, lequel s’achèvera en apothéose musicale au niveau académique renforcé par d’autres classes, huit au total, pour une clôture festive sur la scène du Zénith de Toulouse, rien moins que ça! Hier, c’était la première à la Salle des Fêtes de Rodez avec donc une centaine de choristes, un grand orchestre pour partie version symphonique, pour partie formation rock. Tee-shirts ou perfectos très classe, chemises du dernier chic ou robes seyantes, tous de noir vêtus, les chanteurs prennent place sur scène, les instrumentistes en contrebas. Devant une salle pleine, on avait rajouté sans cesse des chaises par dizaines avant le début, le spectacle sous la baguette de Pascal Rabatti débute par une partie classique avec la Marche pour la cérémonie des turcs de Lully ultra popularisée par le Bourgeois Gentilhomme dont elle est indissociable, on enchaîne ensuite avec plusieurs extraits de Rameau et enfin quelques thèmes du Requiem de Mozart. C’est enlevé, puissant et punchy au besoin, tout pour mettre le public en appétit pour la suite, à savoir des reprises de grands standards, avec arrangements éventuellement, pour quelques-uns des plus beaux fleurons du rock. Pink Floyd ou Deep Purple, The Who ou Queen, c’est toute une page de la musique des ces dernières décennies que l’on feuillette avec un immense plaisir. Le public, dont les parents venus en nombre, se régalait de retrouver ainsi, qui ses souvenirs de jeunesse teintés d’une certaine pointe de nostalgie, qui l’atmosphère voluptueuse d’harmonies hypnotiques, qui encore l’alchimie indéfinissable de sonorités aussi contrastées que délicieusement lascives. Entre âge d’or et illusions perdues, on s’imprégnait de l’atmosphère fiévreuse autant qu’utopique de l’époque, pour le plus grand plaisir de spectateurs enthousiastes. De riffs de guitare débordants d’énergie en éclats vengeurs de batterie, de cordes ouatées en accents lyriques, si avec Led Zeppelin l’on prend l’escalier vers le paradis avec AC/DC en conclusion, c’était autoroute pour l’enfer… peut-être comme un message subliminal brûlant d’actualité adressé à la Ministre du Travail actuellement sur la sellette…  Un  excellent concert.             On pourra revoir les seuls lycéens aveyronnais accompagnés de leurs camarades des Chorales des collèges publics Fabre, Jean Moulin et Kervallon mais aussi des écoliers  des Genets à la salle des fêtes d’Onet le 9 mai à 20 heures 30 ou sinon en version rattrapage à Moyrazès le 19 mai même heure.

Publicités
Cet article, publié dans Musique, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s