Faire-part

 

téléchargement (2)Il était une fois une famille bien sous tous rapports… D’un côté se prépare un mariage avec 400 invités prévus, de l’autre une vieille dame mourante, laquelle n’a qu’un seul rejeton qu’elle maintient depuis toujours sous sa coupe et à qui elle a fait promettre de rassembler toute la parentèle le jour de son enterrement… Et celle-ci d’avoir le mauvais goût d’expirer la veille des noces de la petite nièce,  au grand désarroi du fils éploré et au grand dam du reste de la famille plus soucieuse de réussir la grandiose cérémonie annoncée… voilà rapidement résumée la trame de «Funérailles d’hiver » une pièce de l’auteur israélien Hanoch Levin, laquelle clôturait le festival Théâtravallon dixième du nom dimanche en fin d’après-midi à Marcillac. De ce dilemme existentiel, la Compagnie À Fleur de mots domiciliée à Aucamville dans la banlieue toulousaine, a voulu faire une sorte de fable burlesque et déjantée sur l’égoïsme forcené des uns, les petites rivalités mesquines des autres ou la douleur du deuil de ses proches… avec en prime une bonne dose de dérision et d’onirisme puisqu’on voyage des plages de Tel Aviv au sommet de l’Himalaya en plein cœur du Tibet, que l’on y croise aussi bien un ange de la mort exterminateur et sarcastique qu’un ascète bouddhiste en pleine ascension vers le nirvana… Des ingrédients aussi disparates que farfelus, où l’humour noir un peu désespéré se teinte de burlesque échevelé, où une certaine philosophie de l’existence se heurte aux préjugés trop normés d’une certaine bienséance acceptée par tous…quoique. Mais de fuites éperdues en poursuites grotesques, malgré tous les efforts des comédiens, on décroche, et très vite, on ne suit plus que d’un œil distrait les péripéties qui s’enchaînent… Le décor réduit a minima, des personnages le visage maquillé de blanc, les costumes invariablement ou blanc ou noir, comme pour surligner toujours davantage que la vie n’est qu’une succession de choix, de tempo heureux ou non etc…vire trop vite à l’exercice de style du genre métaphysique: et dieu dans tout ça ? Dommage car cette galerie de portraits de gens cruellement ordinaires mais capables de toutes les bassesses, avait tout pour devenir un joyeux massacre tous azimuts pour dézinguer à tout va son cortège d’ idées reçues trop souvent funestes.

 

 

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