Do d’intérêts

02_HM_14NOV15Le concert de samedi en fin d’après-midi à la Chapelle Royale avait un goût bizarre, de douleurs toujours aussi vives et de souvenirs émus dus aux circonstances de son report… En préambule quelques mots simples et empreints de beaucoup d’empathie suffisaient pour raviver dans le public la mémoire des disparus  de novembre et le lien devenu indéfectible à jamais avec la musique… Place ensuite au « Trio en Do majeure », une formation composée autour de la pianiste Pauline Do, la bien nommée, laquelle interprétera magistralement une ballade sophistiquée de Chopin, et de deux percussionnistes aux tempéraments très différents, discret et précis pour l’un, ludion hâbleur et bravache pour l’autre. Au programme un mélange éclectique qui va de variations sur des rythmes brésiliens, à des sonorités orientalisantes, via une pièce classique donc, ou une chanson de variétés supposée rendre hommage à Barbara… Annoncé comme un trio, en fait de nom seulement – un peu comme le Paris Dakar qui maintenant n’égrène plus ses victimes que parmi les populations locales d’ Amérique du Sud où il s’est exilé-, de façon surprenante, les musiciens ne jouent que très rarement tous les trois ensemble,  préférant multiplier les prestations en solo sans vraiment de lien les uns avec les autres, un côté mille-feuille qui part tous azimuts. Si la pianiste se révèle vraiment toute de fougue, de dextérité et d’émotions, on reste dubitatif devant certaines improvisations aux percussions, lesquelles hésitent entre poursuites haletantes façon Bib Bip et le coyote, bruitage de film muet des débuts du cinéma ou véritable inspiration. Et ce n’est pas le final tout d’exubérance autour d’Amazing Grace qui lèvera les doutes, au contraire faire murmurer la mélodie de cet hymne tout de religiosité par le public avec force « lalalas » sic puis comme si ça ne suffisait pas, en remettre ensuite une deuxième couche avec des « ououous » resic, là il y a matière à se gratter la tête devant ce final tout d’ambiguïté… D’autant plus dommage que la version instrumentale à la bombarde résonnait formidablement bien.                                                                                                           Le nouveau programme du Conservatoire qui couvre la période de février à septembre vient d’être publié, un document  indispensable pour ne rater aucun rendez-vous.

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