Made in Francis

7779978799_fc-aff-in-extremis-tour-40x60-page1Trois énormes semi-remorques sont garés devant l’Amphithéâtre, et pour cause car dès que l’on entre dans la salle, on comprend vite pourquoi. Un décor XXXL composé d’immenses tentures, de  rampes de projecteurs en tous genres y compris certaines cachées sous cloches, d’images vidéos en surimpression et d’une large gamme d’instruments, pour accompagner un chanteur au mieux de sa forme, voilà comment se présente « In extrémis Tour ». Francis Cabrel n’a pas lésiné pour son dernier spectacle en date,  ni sur la forme ni sur le fond.  Son récital qui durera plus deux heures et quart, rappels inclus et sans entracte, est un modèle de professionnalisme, la chaleur humaine en plus. Savamment composé de ses nouvelles mélodies mais aussi de ses tubes intemporels, il joue de sa voix entre terroir et velours, tout de décontraction dans son éternelle chemise noire, pour subjuguer un  public de tous âges déjà conquis. Les paroles toujours écrites avec beaucoup de classe et de poésie font merveille. L’hommage rendu à Nelson Mandela, où symboliquement en fond s’égrènent les jours comme ceux tracés par les détenus dans leurs prisons, ou la chanson qui décrit la quête des migrants fuyant vers l’Europe ne peuvent laisser indifférents tant elles atteignent des sommets de force et de sincérité. C’est sans conteste un très grand nom de la chanson francophone, consacré par sa marionnette aux Guignols, qui sait parler aussi bien de l’amour, de la nostalgie ou du temps qui passe que de s’inspirer de l’actualité pour des  textes lumineux de tendresse, de  douceur, de complicité ou de solidarité, des instants dont on ne se lasse jamais. Seul avec sa guitare, en piano voix, soutenu par son orchestre ou ses trois choristes, l’artiste multiplie les moments plus émouvants les uns que les autres, sa façon de  mêler les nouvelles chansons de son dernier album aux plus anciennes que tout un chacun a dans un petit coin de sa tête est vraiment une réussite sans aucun temps mort, ce qui laisse place aussi bien à la découverte qu’aux souvenirs les plus intimes. Et le final instrumental très couleur locale  ne pouvait que susciter une longue standing ovation largement méritée.                                                                                                                                   Un des meilleurs shows, dans le bon sens du terme, de ces dernières saisons.


 

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