Wallyberté

téléchargementDes jeux de mots farfelus, des réflexions à l’emporte-pièce, des aphorismes décalés et autres paradoxes extravagants, bienvenue en absurdie, univers dont il fait son miel pour notre plus grand plaisir, en digne héritier des plus grands noms du genre tels Raymond Devos ou plus actuel Stéphane de Groodt. C’est dans la grande salle de la M.J.C. de Rodez archi-comble que Wally revenait plus de 23 ans après y avoir fait ses débuts. Une date pas choisie au hasard puisqu’il fêtait hier, précisément en ce 1er décembre, son 50ème anniversaire. Cette nouvelle tournée, c’est d’abord l’occasion d’inviter chaque soir quelques-uns de ses amis à se joindre à lui pour un surcroît de folie douce hautement contagieuse. On retrouve bien sûr ses fameuses « chansons courtes », marque déposée dont il a fait un album en 2011, des ponctuations musicales où l’humour noir côtoie le mauvais goût exquis, le non-sens pur jus rebondit d’insolites maximes jubilatoires, la fantaisie foutraque éclaire des sentences de philosophie très approximative… une recette conviviale et joyeuse qui a fait ses preuves depuis longtemps. Wally sur scène, c’est mots d’esprit en cascades, éclats de rire successifs et zygomatiques bloqués en mode non-stop. Au-delà de son air débonnaire rassurant, ses idées de générosité, de solidarité et de fraternité font chaud au cœur. Il dénonce à juste titre la pudibonderie, l’hypocrisie trop partagée ou le politiquement correct, et ses textes qui pétillent de malice visent délicieusement juste. Pour l’accompagner, Lionel Suarez toujours aussi virtuose à l’accordéon, Mouss et Hakim plus motivés que jamais avec en particulier une version du Chant des Partisans qui résonne de chaleur humaine et d’engagement contre « le fascisme et l’intégrisme », plus qu’ indispensable dans la période douloureuse actuelle, et Vincent Roca, inénarrable jongleur de  mots, obsédé  textuel compulsif capable de délirer plusieurs minutes sur tous les vins du pays, des crus mondialement connus jusqu’au aux plus confidentiels, pour terminer sa tirade incroyable d’une ultime élégance avec le Marcillac bien de chez nous.  Le final, tous ensemble autour de la chanson « Bidonville » de Claude Nougaro devient un hymne universel réconfortant d’humanisme et de camaraderie.                                                                                                   Wally, retour vers le futur, une saga que l’on souhaite voir perdurer encore très longtemps, tant elle est excellente.

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