Méfiez-vous des blondes !

images (1)Avec son air ingénu, son sourire candide, et ses petites couettes bien soignées tenues par un ruban qui encerclent son visage lumineux, on la croirait ambassadrice pour  produits cosmétiques de luxe ou l’image de marque idéale d’une œuvre caritative… Détrompez-vous! GiedRé  est un modèle déposé d’empêcheuse de cocooner en rond, de se satisfaire de demi-mesures et de bon goût consensuel. Avec elle, rien ni personne n’est à l’abri du jeu de massacres qu’elle distille chanson après chanson. Des textes iconoclastes et volontiers vengeurs qui appuient là ou ce fait mal, se plaisent à marquer au fer rouge les idées reçues et  tirent tous azimuts sur les convenances. La bienséance explosée au karcher ou au lance-flammes, ni tabou ni censure, elle dégomme au choix: les maisons de retraite, les petits vieux qui ne veulent pas mourir, les handicapés, les présentateurs de télé tout d’onctuosité écœurante, la bourgeoisie coincée…C’est souvent très cru voire scato, provocant et jubilatoire tant il y a de fantaisie et de surprises, des paroles décapantes et corrosives sans appel tout en inéquation permanente avec sa juvénilité rassurante. Les chansons d’amour toutes de miel et dégoulinantes de bons sentiments ce n’est définitivement pas son truc, elle, c’est toutes dents dehors, les plus acérées possibles, enfoncer de plus en plus profond les crocs et ne plus relâcher son étreinte… Sa « nouvelle  tournante » toujours politiquement incorrecte, et son style atypique, certes déroutant de prime abord, sont avant tout des constats sans illusion sur notre société en crise…Pas de leçon à donner ni de morale à délivrer,  juste des  mélodies au vitriol qui décryptent les failles, les manques ou les non-dits  d’une réalité hélas trop souvent glauque, c’est dire si ce récital aussi second degré que sans pitié est réjouissant! De l’humour noir, tendance outre-noir aurait pu dire Soulages, dont on devient très vite accro. Une digne héritière aussi légitime qu’incestueuse de la gouaille paillarde de Pierre Perret et de l’esprit libertaire de Georges Brassens.                                                                       En première partie, Pierick avait déjà, en quelques compostions personnelles bien senties, donné le ton à cette excellente soirée que l’on doit au Krill, lequel s’impose de plus en plus comme un acteur incontournable de la culture sur le grand Rodez.

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