Ni pleurs, ni couronne

téléchargementSpectacle au mieux énigmatique et bizarre, au pire ridicule et prétentieux que cette ébauche « en chantier » sic, genre plutôt ni fait ni à faire, proposée hier à la M.J.C. de Rodez dans le cadre du Festival Novado par la compagnie Divergences. Un spectacle « Boys don’t cry »  supposé interpeller sur : « l’identité sexuelle et en particulier la masculinité, y compris du point de vue social? » Que la danse soit majoritairement représentée comme une activité essentiellement féminine, voir le succès des écoles de danses et l’engouement qu’elles suscitent auprès des mères pour leurs petites filles, et les inévitables galas induits de fin d’année, c’est incontestable, que l’on réfléchisse à une autre image surement, mais là … on a beau se creuser la tête ????                               Sur scène, un batteur avec un synthétiseur pour envoyer du lourd, du destroy, du répétitif, et du testostéroné; sur le plateau, deux danseurs, lesquels vont se livrer à une chorégraphie « sévèrement burnée » comme aurait dit la marionnette de Nanard, ladite chorégraphie hésitant entre combat de rues et lutte gréco-romaine, boxe française et affrontements de chefs de meute en quête de femelles, le tout ponctué de cri  primal et autre grognements dignes de la « Guerre du feu » …  sans oublier  aussi quelques envolées de capoeira, des hugs à l’américaine mais aussi plus trash des pantalons aux chevilles ou des haltères sphériques sans ambiguïté, on nage en plein bougliboulga qui part dans tous les sens… Quant à la conclusion éjaculatoire avec ces  centaines de baguettes lancées sur scène sur lesquelles on titube, c’est comme un gigantesque mikado à la dérive qui ne laisse aucune issue… Fragilité, doute, incertitude face à la pression de virilité imposée, interrogation sur le « genre »  autant de thématiques importantes autour desquelles on ne doit pas manquer de réfléchir… sauf que la représentation confuse offerte laisse pour le moins dubitatif.  Heureusement c’est vite expédié ! Dans un autre style, avait lieu ensuite en salle polyvalente un show burlesque et farfelu de Simone Bémol où autodérision et folie foutraque sont au rendez-vous, pour un contrepoint humoristique décalé et réjouissant.

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