Accro sport

images (1) Des courses de malades, des épreuves surhumaines et autres ultra-trails, c’est la nouvelle mode des fondus d’endurance, de longue distance et de dénivelés monstrueux. Pour certains c’est la Diagonale des Fous, au titre sans équivoque sur l’île de la Réunion, en métropole c’est l’Ultra Trail du Mont Blanc qui tient la vedette, une épreuve sportive qui repousse les limites physiques et mentales de chacun des concurrents assez dingues pour s’y frotter. Une course hors norme qui fait le tour complet du massif du Mont-Blanc : 168 km sans étape,  9600 mètres de dénivelé positif et le tout en moins de 46 heures, en clair du démentiel !!! C’est le sujet du one-man-show de Yohann Metay  lequel était hier soir à l’affiche sur la scène de la Baleine pour la troisième soirée de Rire Onet. Un spectacle absolument hallucinant de vérité, de drôlerie et de folie douce. « La tragédie du dossard 512 » suit ainsi au long cours un compétiteur lambda depuis ses entrainements les mois précédents via la vérification technique du matériel obligatoire, jusqu’à l’arrivée… Et pour camper cet individu  rien de mieux que de débouler sur le plateau dans l’équipement ad hoc: fuseau près du corps, K-way imperméable, chaussures spécifiques, lampe frontale…tout du matériel sophistiqué indispensable pour ce genre d’exploit. Musique adéquate « Les chariots de feu », départ enthousiaste, souffrance crescendo, et limites du corps humain qui n’en peut plus de ce régime dément, ne manque aucun des ingrédients nécessaires pour convertir cette aventure sportive en  odyssée existentielle. Le grand mérite de l’artiste est de faire de ce scénario digne d’une tragédie classique, un immense éclat de rire qui se propage d’écho en écho tout au long de cette course: une tragi-comédie à dimension humaine  sublimée de mimes, de moments surréalistes, de réflexions farfelues ou au contraire très terre à terre sans oublier d’hallucinantes rencontres. Non seulement l’artiste incarne à merveille ce personnage vibrant d’intensité qui veut toujours se dépasser et atteindre les rêves les plus inaccessibles mais avec lui c’est tous les à-côtés de cette course qui défilent devant nos yeux : concurrents dont «  la souffrance  fait un  bien fou », spectateurs le long du parcours et même marmottes en chaleur. Il y a du Don Quichotte pathétique et du super héros fantastique, de l’anonyme qui force le respect et du médaillé olympique en puissance, tout un kaléidoscope d’humanité palpable et transcendée. C’est incroyable d’intelligence et de maîtrise pour un spectacle absolument génial.                                                                                 En première partie revenaient comme la veille, Yann Strotz et Cécile Giroud, un duo qui pétille essentiellement dans les imitations décalées comme celle de Mylène Farmer par exemple, ou dans un sketch plein de nostalgie consacré au cinéma.

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