Promulguer par Ducret

200x300-ooornuu-byssu-rusoSoirée d’ouverture pour Rire Onet 6ème édition, hier soir à La Baleine, avec Arnaud Ducret, un des comédiens principaux de la série quotidienne qui suit chaque soir le journal de 20 heures sur France 2, un format très court qui dure depuis bientôt deux ans. Là, on le retrouve pour un one-man-show humoristique intitulé « Arnaud Ducret vous fait plaisir », une succession de sketches  peuplés d’une galerie d’individus plus ou moins récurrents, loufoques ou coincés, acariâtres ou prétentieux, croqués rapidement pour installer une atmosphère moitié loufoque, moitié réaliste. Le prof de danse halluciné qui sévit en maison de retraite côtoie celui de karaté dopé au wasabi,  l’ex-chanteur de la Croix-Rouge quasiment aphone déboule aux trousses de la fan snobinarde évaporée laquelle découvre les délices insoupçonnés de son rabbit préféré, via le chef de service de l’hôpital qui saute sur tout ce qui bouge… Un physique de rugbyman serré dans une liquette noire près du corps, il passe de l’un à l’autre  avec aisance, esquissant çà et là, pas de danse chaloupés, roulements d’yeux, froncements de sourcils et  autres mimiques, toute une gestuelle très étudiée pour capter l’attention du public et se mettre a contrario surtout lui en valeur. Derrière le masque, on devine quelqu’un de beaucoup plus complexe, entre timidité d’extraverti qui se soigne et narcissisme compulsif, ayant besoin d’être rassuré en permanence. Par nécessité de prouver qu’il a plusieurs facettes, il s’évade aussi vite de chacun de ses personnages qu’il se plait à les incarner, passant ainsi de la comédie au mime, du bruitage farfelu au déhanché lascif, du crooner à la voix velouté au macho prêt à fondre … Et qu’il termine sa prestation  par une vidéo filmée en mode selfie pour alimenter sa page perso n’est qu’une façon supplémentaire de nourrir en permanence cet ego en équilibre instable.  La mise en scène avec force jeux de lumière, dance floor et musique entraînante soigne la forme de ce spectacle plutôt agréable où l’artiste mouille résolument sa chemise dans tous les sens du terme. En préambule, dans le style happening, c’était Jean-Jacques en version ahuri décalé  lequel proposait un court moment de jeux de mots et de situations ubuesques entre absurde et non-sens, où la fable express n’a d’égale que l’aphorisme surréaliste, le tout pioché dans un catalogue volontairement approximatif.

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