Flow déferlant

Pour cette dernière soirée de l’Estivada sur la grande scène c’était carte blanche aux « musiques actuelles » force hip-hop, rap et autres reggae mais toujours couleurs plein sud. Trois groupes se succédèrent ainsi devant une foule toujours aussi nombreuse sur l’esplanade des Ruthènes.                                                                                                                   téléchargement Pour débuter  place aux Doctors de Trobar venus de Montpellier qui conjuguent musique urbaine et passion d’un territoire, des influences diverses pour parler aussi bien de la Grèce actuelle qui souffre, de l’argent qui s’évapore que de solidarité nécessaire entre les plus faibles. Rappelant au besoin que « les troubadours étaient les premiers rappeurs », ils débordent d’énergie pour ancrer leurs morceaux aussi bien dans l’identité millénaire de la culture occitane que dans sa modernité politique et sociale. Arpentant la séance de long en large, tels des lutins survitaminés, ils rivalisent de rythmes et de beat bien senti pour s’inscrire  dans une démarche d’universalité et d’ouverture sur le monde. Ça pulse, ça déménage et ça envoie, mais sans démesure, et avec la volonté constante de communier avec son public.           téléchargement (2)Place ensuite à Zoo un groupe de cinq musiciens catalans de la région de Valence, dans un genre plus festif et bon enfant et dont le son subtil du trombone à coulisses rajoute des sonorités explosives, et un petit côté Mariachis, à des rythmiques envoûtantes.  Un swing élégant, des envolées de bon aloi, une présence  indéniable, le contact facile et le bagout enjoué, c’est de la musique toute de nuances et de charme velouté qui met les spectateurs des premiers rangs, déjà en apesanteur, dans une transe toute d’enthousiasme  et de ferveur.                                                                                       téléchargement (1)La soirée s’achevait avec un autre groupe de  même origine, Aspencat avec ses instrumentistes qui semblent ondoyer en orbite autour de la grosse caisse lumineuse, laquelle brille comme un astre qui happerait toux ceux qui sont prisonniers de son halo magnétique. Pulsations extravagantes, tempo d’enfer, projecteurs qui inondent à tout va, on termine avec du lourd et du puissant pour illustrer une face longtemps restée dans l’ombre de la chanson occitane engagée et militante du renouveau des débuts. Un concert protéiforme aussi surprenant que  décoiffant.

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