À suivre

téléchargement (1)C’est la série télévisée de demain, de celle qui rend accro et dont on veut toujours dévorer les épisodes les uns après les autres, sauf que la dite série n’existe pas encore. De « La Séria », les créateurs, Julien Campredon au scénario et Amic Bedel à la réalisation n’ont pu, à ce jour, réaliser que les deux premiers 26 minutes en août 2013, et ce, grâce notamment à une plateforme de financement participatif. Ils cherchent toujours un producteur plus solide, une chaîne de télévision par exemple, laquelle leur assurerait davantage de visibilité autant en engageant des fonds qu’en garantissant une large diffusion. Dans l’attente d’un tel dénouement heureux, ils font la promotion de leur création dans des festivals comme celui de Groland ou hier à l’Estivada entre autres. Il faut  préciser que cette série est probablement la première à être entièrement sous-titrée en occitan académique et dialoguée majoritairement dans cette langue. L’histoire tient de l’élucubration farfelue, celui d’un militant pur et dur qui ne pense qu’occitan du matin au soir, omniprésent dans les manifestations quelles qu’elles soient, et qui customise sa vieille voiture avec force autocollants, calicots et même petit drapeau protocolaire… tout en évoquant en creux l’absence de média audio-visuels qui fassent la promotion des langues et cultures minoritaires. Pour produire son premier film forcément oc pur jus, ce qui fait écho aux démêlés des auteurs,  il essaie de convaincre un de ses copains,  lequel a hérité d’une entreprise de pompes funèbres devenue florissante grâce à une idée inexploitée jusqu’alors le film d’enterrement (comme d’autres font dans le mariage ou le baptême). Avec son aide sur le plan technique, il ne doute pas un instant de la fiabilité de son projet… et c’est parti pour un road movie totalement décalé, à l’humour second degré qui lorgne vers le non-sens, quelque part l’esprit malicieux des Monty Python, du Gorafi ou la spontanéité du burlesque le plus échevelé … On croise dans les deux épisodes aussi bien un type sur un yacht acquis grâce au trésor mythique de l’Abbé Saunières récupéré à Rennes le Château, que des motards patibulaires… Ironie douce-amère, autodérision en bandoulière -l’occitan défini autant comme « du patois de communication qu’une langue secrète », on se laisse embarquer avec beaucoup de plaisir dans cette histoire délirante. Vivement la suite !

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