Petit Bourgeois

images (3) Un des deux groupes adultes de l’atelier théâtre de la M.J.C. d’Onet propose cette année de s’attaquer à un Molière et pas n’importe lequel, « Le Bourgeois Gentilhomme », une œuvre que tout le monde a étudié pendant sa scolarité. Chacun en a sa propre vision ou souvenir, tant sont nombreuses les multiples adaptations non seulement sur scène mais aussi sur grand écran voire à la télévision. Situations et répliques archi-connues et attendues, ridicule obsessionnel de Monsieur Jourdain complètement sous la coupe de profiteurs et parvenus qui n’en veulent qu’à sa bourse, personnages féminins  riches d’à-propos et de bon sens,  prototype de l’amoureux honnête homme prêt à toutes les mascarades etc… et turqueries burlesques de grand guignol pour conclure en apothéose une farce plus grinçante qu’il n’y parait. Un défi redoutable pour cette comédie-ballet qui s’étire et, dont depuis Lully et sa partition, les chorégraphies autant que la musique, se doivent de servir de rebond permanent mais aussi de catalyseur de l’intrigue, le tout avec une troupe qui dédouble, voire davantage, plusieurs rôles… Dire que ce fut une réussite ne serait que flagorneries et hypocrisies dignes des maîtres d’armes ou de philosophie, dire que l’on ne regarde pas souvent sa montre, qu’on a hâte que cela se termine car les comédiens jouent tous plus ou moins sur le même registre, désincarné et monotone, sans l’étincelle qui transcende, serait de même. Seuls les costumes particulièrement soignés, et la bonne volonté des acteurs qui se sont laissés embarquer dans cette aventure sont à souligner. Et aussi, de ci, de là, une idée, une attitude ou une présence qui raccroche l’attention du spectateur. Par contre certaines innovations laissent perplexes, sont incongrues voire limites comme cet émir, du Qatar forcément, probablement suicidaire à toujours trimbaler en permanence comme un forcené vengeur son jerrycan après une nouvelle défaite du P.S.G. ? idem pour l’accent outre-Méditerranée très forcé et certaines paroles de chansons détournées lesquelles sonnent bizarrement. Sans aucun décor, la configuration de La Baleine et ses possibilités techniques renforcent plus le côté patronage inachevé que ne rend service à cette troupe. Dommage.

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