Racines

Concert en deux parties distinctes que celui proposé en clôture de la saison 2104/15 à La Baleine avec deux groupes de world music.                                                                                 téléchargement (1)En ouverture Danyèl Waro, légende de la musique réunionnaise contemporaine accompagné de quatre musiciens choristes absolument parfaits, dont les variations sur les percussions traditionnelles telles le kayamb, le bobre ou le rouleur et les harmonies vocales font merveille. Vêtu de blanc, crinière argentée au vent et petites lunettes, le chanteur en impose par la force tranquille, la sagesse et la sérénité qu’il dégage, sorte de shaman hyper concentré dont les textes quasi exclusivement en créole rendent hommage en permanence à la spécificité de son ile. De ce blues de l’océan indien nourri de  multiples influences, indiennes, malgaches ou africaines, il en fait une reconnaissance identitaire symbolique, un peu trop même car on aurait aimé de temps à autre quelques mots en français pour mieux en apprécier toute la saveur. Son coté presque christique, imprégné de religiosité et de naturalisme se mêle de gratitude infinie pour le héros voisin de la lutte contre l’apartheid Nelson Mandela… en mettre en parallèle avec son combat inlassable pour faire renaître ce maloya ancestral, hérité du temps de l’esclavage et trop longtemps nié par la métropole. Ses chansons rebondissent de psalmodies réitérées en incantations envoûtantes avec une constante: célébrer une culture métissée autrefois brimée et quasi disparue dont la reconnaissance, en France et au-delà, devient signe de ralliement et de fierté retrouvée pour tous les insulaires. De la salle fusaient ainsi des échanges avec le groupe, et même chose rare pour ne pas dire inédite, quelques spectateurs s’enhardissaient jusqu’à monter sur scène pour esquisser quelques pas de danse entre sensualité et dévotion, contagion évidente toute de fraternité pour une transe collective …                                                                                                                               téléchargement (2) En seconde partie changement de ton avec Mbongawana Star, l’étoile du changement en lingana, un groupe issu du Staff  Benda Bilili, ces musiciens congolais des rues découverts lors d’un documentaire,  lesquels entraînaient le public dans de belles compositions variées, puisant leurs morceaux dans divers éléments, de funk, d’afro beat ou de rumba.                                                                                 Un spectacle qui donne le goût du voyage et de l’ouverture aux autres.                                 « Koulër la po, la pa koulêr lê ker »

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