B.B. Blues

téléchargementHier soir avait lieu un concert de la M.J.C. décentralisé au Club, la nouvelle salle de spectacles de Rodez , laquelle a tout juste un an et se consacre à toutes les musiques, et pas seulement à celles dites actuelles. C’était Mathis Haug qui était à l’affiche en formation légère, boite à rythmes et accompagné d’un seul comparse qui officiait essentiellement aux percussions. Il arrive sur scène la guitare en bandoulière, blouson très mode sur le dos, avec un retard de plus de 40 minutes sur l’horaire prévu sans s’excuser et entame son tour de chants.  Alors qu’il parle parfaitement français, il habite du coté de Nîmes, à aucun moment il ne dira un seul mot pour présenter ses chansons pour que le public s’imprègne de l’atmosphère, des paroles et de l’esprit qui habite ses textes. Il déroule son set toujours un peu sur le même tempo, du blues glauque et cafardeux , trop souvent sursaturé de décibels, l’impression que c’est toujours le même morceau qui revient en boucle. Son côté beau ténébreux séduisant, son aisance sur le plateau lui valent des applaudissements à intervalles réguliers mais difficile de s’accrocher. Même une reprise d’un standard de  Nina Simone « My baby just cares for me » semble cotonneuse et manque de personnalité. De la virtuosité technique, des riffs qui envoient, des incursions gospelisantes ou plus jazzy, son univers ne manque ni d’horizons tout de diversité ni d’influences métissées. On y retrouve son histoire personnelle, son coté voyageur réel ou immobile toujours en partance, prêt à répondre à l’appel de l’ailleurs. Ses influences sont multiples et forment un melting pot de bourlingues et de rythmes variés dont il se plait à distiller avec méthode de petites touches. Sa voix chaude, et veloutée, un timbre aux accents un peu rauques, ses intonations modulées, tout est très clean, pro incontestablement, mais souffre d’une certaine déconnexion, de ce supplément d’âme qui transporte le public resté à quai.                                                                                                   Son nouvel album s’intitule « Distance », et ne résume que trop bien l’impression dominante de cette soirée. Dommage.

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