Pari XXème

téléchargementPour leur Nuit du Cœur, 10ème édition, les Restos de l’Aveyron chers à Coluche avait fait appel à l’orchestre Obsession lequel  ne proposait rien de moins avec son spectacle « La page du siècle » que de parcourir 100 ans de chansons françaises avec un orchestre de sept musiciens et autant de danseurs/chanteurs. Sur l’écran, en fond de scène de l’Amphithéâtre de Rodez, sont projetées des images d’actualités, le plus souvent en noir et blanc, pour nous remémorer les événements fondamentaux depuis la 1ère guerre mondiale, les congés payés de 36, puis Guernica, l’occupation ou l’appel du Général de Gaulle, Jean Moulin, le débarquement  et la Libération, enfin le conflit du Vietnam face aux hippies pacifistes, les barricades de  mai 68 ou le fameux appel de Martin Luther King « I have a dream »…  Autant dire des archives vues et revues mais qui ont le mérite de planter le décor. Plus intéressantes certaines réclames, comme on disait à l’époque, qui en disent long  sur la société et relaient le discours ambiant de ces temps-là, sur  la place des femmes comme les suffragettes tournées en dérision face aux ménagères évidemment confinées dans leurs cuisine ou auprès de leur marmaille etc… En contrepoint des voix légendaires comme Édith Piaf  ou Greta Garbo, des chansons intemporelles comme « À bicyclette », les débuts du cinéma avec le Kid de Chaplin, les comédies musicales de Broadway, Saint Germain-des-Prés, le jazz et la  musique noire qui débarquent à Paris, Elvis et les débuts du rock n’ roll, la pop avec les  Beatles, les yéyés ou Salut les Copains… du classique on ne peut plus consensuel pour ne pas dire un peu trop,  mais pour une bonne cause peut-être faut-il savoir être indulgent. On peut quand même s’interroger sur certains choix: les absences incompréhensibles d’historiques comme Brassens, Ferré, Ferrat ou Aznavour entre autres, l’apport de la chanson québécoise par exemple complètement passée sous silence et idem avec les nouveaux venus tels Renaud ou Goldmann… La deuxième partie, après un bref entracte, était consacrée à un medley de quelques comédies musicales comme Grease, Starmania ou Roméo et Juliette, histoire de continuer sur le même répertoire lisse. L’interprétation, les costumes, les transitions entre les tableaux, les pas de danses, rien à redire, on voit que c’est bien rodé, tout s’enchaîne sans aucun temps mort, c’est du cousu main. Le nombreux public en empathie reprenait à pleins poumons « Quand on n’a que l’amour » de Jacques Brel ou  l’hymne emblématique des Enfoirés.                                       Une ambiance bal populaire devait terminer la soirée.

Publicités
Cet article, publié dans Divers, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s