Planches et ballets

téléchargement (3)La venue des  Ballets Jazz de Montréal à La Baleine s’annonçait comme un événement exceptionnel et ce fut le cas. Une heure et demie de magie pure déclinée en trois moments totalement distincts aussi parfaits les uns que les autres. Une introduction en duo « Zéro in on » où dans un espace volontairement très restreint, deux danseurs, justaucorps blanc cassé, s’affirment comme deux clones particulièrement félins évoluant dans une lumière oblique pour enchaîner des figures incroyables d’audace et de d’imagination. Ensuite « Kosmos », une plongée ébouriffante dans un  univers d’asphalt jungle où la frénésie des mouvements individuels ou collectifs rebondit en surcroît d’énergie vitale débordante à partager, où chaque chorégraphie conjugue tourbillon urbain et oppressant et quintessence d’humanité. Les allers retours incessants entre le plateau et les coulisses deviennent  incendie vertigineux qui embrase la scène, un show magnifique où les corps rivalisent de grâce, de légèreté et de sensualité pour mieux se fondre et se dissoudre dans des moments d’ensemble aussi captivants que féeriques. La personnalité de chaque danseur se transcende des échanges avec les autres,  le tout se concluant en un joyau de virtuosité exaltée par des mosaïques lumineuses fabuleusement ensorcelantes pour un moment visuel somptueux. Avec ce tableau, on touche au sublime! Après un court entracte, changement d’époque avec « Harry » une pièce d’atmosphère après-guerre et costumes vintage, une comédie musicale en version complètement revisitée où la pantoufle de Cendrillon se métamorphose en improbable couvercle de marmite, où des musiques du  folklore israélien se mêlent de sirtaki jazzy, où des bandes rivales s’échappent de West Side Story  pour croiser Gavroche drapeau rouge en mains sur les barricades… La bande son incroyable qui accompagne les évolutions des artistes est un modèle du genre, toute de rebondissements, nourrie d’imagination, d’humour et de souvenirs intemporels. Les applaudissements à tout rompre du public et la standing ovation finale de la salle comble étaient le signe incontestable d’une soirée qui fera date. On se plait à fredonner en silence les paroles de Robert Charlebois « Je reviendrai à Montréal …»  GENIALISSIME.

 

 

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