Hakadémique

téléchargement (1)Deuxième édition à la Baleine avec le spectacle « Au tour de l’accordéon » un rendez-vous de plusieurs instrumentistes venus d’horizons divers, lesquels se retrouvent à Onet pour  proposer aux spectateurs venus nombreux, un large panorama des possibilités de cet instrument en regain d’actualité. La plupart de ceux qui étaient présents hier soir se retrouveront dans quelques jours à Salzbourg pour leur coupe mondiale. Alors que pianistes ou violonistes par exemple se concentrent toute l’année sur des concours internationaux de renom, probablement soucieux de sortir de son image surannée, bal à papa ou musette –  et dont Délinquante notamment a su se moquer avec tant d’humour-, l’accordéon, donc a en effet créé cette compétition au nom aussi ronflant que son soufflet, question d’image sans doute…au même titre que la pâtisserie, le scrabble ou les fléchettes ? Et à quand l’équivalent pour la bombarde, le djembé voire le triangle ??? Passons rapidement sur l’empathie aussi dégoulinante et maladroite que malvenue du présentateur qui, au mieux, mélangeait joyeusement les morceaux qu’il était supposés introduire, au pire, nous gratifiait de remarques géopolitiques grotesques : « les Chinois sont bosseurs » voire carrément borderline: « au Chili, ils ont eu les conquistadors, ça s’est bien passé »  sic !!!  De la succession des divers participants on oubliera au plus vite la version désespérément iconoclaste de « Ne me quitte pas » de Jacques Brel, et quelques autres mélodies aussi sucrées qu’insipides pour retenir une transcription de François Couperin toute d’allégresse et de subtilité, la virtuosité canaille de Guillaume Fric, le punch d’un artiste russe inspiré ou celui d’un jeune chinois proposant un traditionnel revisité de son pays . Mais incontestablement le meilleur était le dernier participant: Grayson Masefield, un néo-zélandais survitaminé plusieurs fois récompensé, dont la fougue n’a d’égale que la virtuosité, la maîtrise volcanique le sens du spectacle. Toutes les pièces qu’il a présentées au public rebondissaient de passion et de panache, avec lui l’accordéon entre dans une nouvelle dimension. Il mêle l’inventivité à la malice, la créativité à l’enthousiasme, tout pour distiller plaisir et bonheur.                             Et, en terminant par un haka tout en apesanteur, puissant et ravageur, il transcendait d’une note quasi mystique une prestation époustouflante.

 

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