Oh my Gods !

imagesEt Dieu créa les religions, et donc aussi en parallèle, les extrémistes de tout poil, dogmatiques et sectaires, sans pitié pour ceux qui ne pensent pas comme eux. Résultat : les croisades ou le jihad, la Shoah et la Nakba, la Saint-Barthélemy ou Christine Boutin, Israël et l’intifada, les talibans ou le mur de la honte, Ben Laden et ses disciples Aqmi ou Daesh, l’inquisition ou l’école privée etc… c’est dire si le service après-vente fut ou est encore plus qu’approximatif, mais, et c’est heureux, il y a aussi l’Abbé Pierre ou Mère Theresa, la théologie de la libération ou Itzhak Rabbin…           C’est tout cela, et bien d’autres choses encore qui sont le miel du one-woman-show de Sophia Aram, laquelle ouvrait la nouvelle édition de Rire Onet.  Avec «  Crise de foi », elle prend un malin plaisir, pour ne pas dire démoniaque à reprendre depuis la genèse les textes fondateurs des  « trois religions révélées »  et décrire toutes les folies et autres abus commis hypocritement en leurs noms. Elle déboule sur scène en burqa, bien vite transformée en cornette made in Sister Act et in fine achève cette ouverture tonitruante en une danse échevelée digne de Rabbi Jacob et aussitôt le décor est planté. Du catéchisme au créationnisme, du foulard décrit comme un déguisement façon Dark Vador, de l’ostracisme honteux envers les femmes ou les homosexuels, des prêtres pédophiles aux imams rétrogrades, des faux prophètes aux prédicateurs de tous ordres, ce sont  de  joyeux coups de pieds dans ce capharnaüm qu’elle distribue, la malice aux lèvres et l’œil chafouin. Iconoclaste et sacrilège, c’est une leçon de tolérance, de philosophie subtile et d’humour décapant qui fait mouche. Un  moment rare où le spectateur est quasi en lévitation, où la sagesse ( prénom oblige) et l’intelligence sont à l’honneur, la langue de bois atomisée, où le mécréant, l’impie ou l’infidèle sont réhabilités, c’est dire que ça tient vraiment du miracle. Une galerie de portraits tout en fantaisie décalée, jouant tour à tour d’accents hauts en couleurs, y compris d’un québécois improbable dégoulinant de sirop d’érable, on se laisse emporter avec délectation dans cette démonstration toute de folie douce et  hautement contagieuse.                                                                                                                                               « Mieux vaut être athée que de mauvaise foi » conclut-elle, sourire en coin. Même les plus fanatiques ne trouveront rien à répliquer tant sa théorie est aussi rigoureuse qu’argumentée, méthodique que foutraque. Alléluia, les dieux sont tombés sur la tête!

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