Krill et sentiments

téléchargementOn ne le dira jamais assez mais Le Krill n’est pas que l’antichambre de la Baleine, c’est un lieu à haute convivialité ajoutée où l’on prend plaisir à boire un verre ou grignoter un en-cas, mais aussi, et très régulièrement, un espace propice aux concerts en tous genres qui plus est à savourer en version intimiste. Hier soir, pour clôturer la journée portes ouvertes consacrée aux différents acteurs culturels du Grand Rodez, initiative tout à fait intéressante en ce sens qu’elle donne une occasion unique à chacun de vérifier combien l’offre se diversifie toujours davantage, éclectique et multiforme, sur scène se retrouvait Délinquante. Des habituées puisque la dernière venue en ce même lieu de ce duo d’accordéonistes de talent et de folie douce, Céline, la grande, et Claire, la petite, datait seulement de juin 2013. Trop peu de temps pour renouveler leur répertoire toujours aussi malicieux et épicé,  mais toujours de l’énergie à revendre et l’humour décapant en bandoulière. Si l’une la surjoue nunuche évaporée, l’autre en rajoute dans le registre fofolle déjantée, mais toutes deux se retrouvent rayonnantes de complicité féministe pour épingler les travers des hommes, les aléas de la vie de couple ou les  petits arrangements du quotidien… Ça pétille de vitalité et d’intelligence, de tendresse et d’humour et dessine un kaléidoscope percutant de portraits hauts en couleurs. Les copines en prennent pour leurs grades, les chipies envahissantes comme les BCBG parvenues, les délurées ostentatoires comme les fleurs bleues évanescentes, les amazones incertaines comme les vamps un peu décaties. La gouaille et la bonne humeur contagieuse comme ingrédients majeurs, œil mutin et sourire gourmand, aussi à l’aise dans la pitrerie exubérante que dans le registre plus personnel, de chanson d’amour improbable en rock métal-rural minimaliste, de réflexions burlesques en variations surréaliste, on retrouve avec plaisir leur univers joyeusement iconoclaste. Et conclure leur concert avec leur interprétation aussi subtile qu’émouvante  « des filles de joie » de Brassens serre toujours le cœur tant elles y mettent de ferveur et de conviction.                                                                 Vivement un troisième C.D. pour célébrer avec brio leurs dix ans de scène.

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