Ils sont fous ces bretons !

téléchargementDernière et longue soirée de l’Estivada cru 2014 sur la grande scène de l’espace des Rutènes avec trois groupes qui partagent des influences de radicalité. Pour ouvrir Papa Gahus, chat-huant nocturne toujours aux aguets pour du rock ravageur version brut de décoffrage.                                                                                   téléchargement (1)De quoi s’exploser les tympans certes mais aimable berceuse de salon à côté des vociférations à venir de la part des « Ramoneurs de menhir ». Les statues éponymes du musée Fenaille ont dû en trembler sur leurs bases,  rester coi et interloquées devant un tel déluge de décibels des cousins, très, très mais alors vraiment très éloignés des héros de Goscinny. Look démentiel, anticonformisme revendiqué et sonos au-delà du raisonnable, des lumières dans tous les sens, tout dans l’excès et la démesure de la punk attitude et du no future désespéré. Amis de la poésie, de la douceur ou du recueillement, passez votre chemin, ce concert n’est pas pour vous. La bombarde suraiguë ou la guitare déchaînée, le biniou en transe et les voix assourdissantes en signe de ralliement, c’est du chouchen coupé à l’arsenic que l’on vous sert. Les paroles ou les interventions quand on les saisit, ce qui est vraiment rare, font écho  aussi bien aux luttes actuelles contre l’agrandissement de l’aéroport de Notre Dame des Landes qu’à celles des anarchistes grecs en révolte contre les règles imposées par l’ordre capitaliste voire même une déclinaison déjantée du Bella ciao des partisans italiens, du militant pur et dur donc, et la volonté de donner à découvrir de la musique alternative. D’accord, mais pourquoi tant de violence phonique et d’agressivité musicale. On comprend mieux alors pourquoi chaque album de notre emblématique Astérix se termine par un barde bâillonné et mis hors d’état de nuire. Les oreilles des invités du grand banquet de jadis et celles des spectateurs d’aujourd’hui méritent d’autres égards. Et en plus, comble de malheur, par Toutatis,  ils s’attardent sur scène!!!                                                                                                                       téléchargement (2)Enfin place à Goulamas’K venus en voisins pour proposer ce qu’ils font le mieux: du rock épicé et festif, revendicatif et enraciné qui rend hommage aux résistances du quotidien, au dépassement  de soi et à la solidarité nécessaire entre les plus humbles dans une ambiance de fanfare volcanique. Et eux qui viennent de Béziers le savent mieux que quiconque avec la nouvelle municipalité réactionnaire qui vient de prendre le pouvoir. Des instruments très variés dont des cuivres, lesquels mettent bien en valeur cet esprit de convivialité à partager et de combats à mener. La  lucidité et la détermination gravées dans les textes de leurs chansons, c’était la note d’espoir nécessaire pour faire la transition avec le rendez-vous de l’année prochaine.

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