East Side Story

 

téléchargement (2)Un rendez-vous musical original s’est déroulé hier en fin d’après-midi à l’auditorium Sainte Catherine. Dans le rôle de la femme orchestre, Émilie Marzilli, laquelle est en charge de l’atelier des musiques du monde au Conservatoire et tout particulièrement les musiques tzigane, klezmer ou des Balkans. Un voyage musical au long cours où la mélancolie nostalgique le dispute à la spontanéité exubérante, l’espérance résignée au pessimisme joyeux pour un concentré d’impressions contrastées, voilà quel était le programme. Longs cheveux bouclés en cascade, regard pétillant et œil de braise, derrière son accordéon en bandoulière, c’est une prof que l’on devine rassurante et pleine d’empathie qui se démultiplie à tout va pour mettre chacun à l’aise, l’encourager, l’accompagner, pour tout dire une image de sérénité bienveillante et attentive pour mettre en confiance, et qui va très vite se confirmer. En ouverture, cœur palpitant et volonté indomptable, des pensionnaires de l’hôpital qui, tout au long de l’année, se sont retrouvés sous sa direction une fois par mois pour, via la musique, essayer de reprendre goût à la vie. Ils ont interprété tour à tour quelques percussions corporelles, puis, le célèbre « Les amants de St-Jean » au carillon ou de vive voix… un moment à haute portée émotionnelle. Puis vint le tour des élèves section accordéon de nous inviter dans un périple qui fait la part belle à ces musiques festives, amicales et débordantes d’énergie, un large répertoire depuis un thème de dessin animé russe, un kazatchok enlevé, le traditionnel et intemporel kalinka ou une ambiance de bar-mitsvah endiablée… décontraction et discipline associées  pour un résultat très agréable. Enfin une dernière partie en trio, avec Benoit son collègue au piano et Anne élève adulte à la flûte, Émilie Marzilli pouvait donner libre cours à sa fantaisie et à sa virtuosité pour distiller des morceaux éclectiques, lesquels, via des traditionnels bulgares, macédoniens ou roumains, des medleys ou quelques touches d’improvisation bienvenues installent une atmosphère entre chaleur humaine et convivialité communicative. Une alchimie réussie et une approche toute en nuances pour s’imprégner de sonorités et de rythmes entre spleen existentiel et complexité de l’âme slave.                                                                                                                                                           Ce concert très généreux mériterait sans conteste un replay à la Chapelle Royale pour une plus large audience.

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