Wolfgang et nous

téléchargement (1)Pour sa troisième venue à La Baleine depuis son ouverture, dont la dernière fois pour le concert de Noël, l’orchestre Contrepoint de Sète avait choisi un programme intitulé « Mozart! »entièrement consacré à ce musicien génial admiré de tous. Choisir parmi le répertoire immense quelles œuvres jouer a dû être la chose la plus difficile, si l’on veut à la fois s’éloigner des opéras ultra classiques et des pièces archiconnues tout en proposant des morceaux qui illustrent toute la gamme de ce compositeur colossal et immensément prolifique. Au programme donc cette fois l’ouverture d’Appolo et Hyacinthus, un opéra dans le droit fil de la mythologie grecque écrit, excusez du peu, à 11 ans, suivi du concerto n°5 pour violon tout  de rondeur lyrique et de sérénité voluptueuse avec en soliste Hildegarde Fesneau, laquelle sans partition fait preuve d’une virtuosité incroyable. Le toucher nerveux, l’archet vibrionnant, d’une détermination et d’une concertation extrêmes, elle multiplie les envolées toute de panache en communion avec l’orchestre qui dialogue avec elle, entre rugissements de plaisir et frémissements extatiques. La musique embrase le public, lequel applaudit à tout rompre. Elle reviendra pour un bref impromptu de Bach, ce qui lui permettra de faire admirer sa dextérité de poignet et l’agilité de ses doigts, de l’ énergie à revendre doublée du sens du spectacle, du grand art !!!                                                                                                                  Après un bref entracte ce sera la symphonie n°41 dite Jupiter dont Richard Strauss dira plus tard : «  c’est l’œuvre de Mozart la plus belle que j’ai écoutée ». L’orchestre sous la direction du chef Franck Fontcouberte, au contact facile, tout en faconde généreuse, baguette légère et œil malicieux, donne toute sa plénitude. Une tonalité générale plutôt sombre et fiévreuse mais où toute la gamme des émotions se succède, on passe ainsi de moments très enlevés tout de galanterie insouciante à d’autres beaucoup plus tendus à l’angoisse sourde, avant de s’achever par un final éblouissant, un feu d’artifices d’élégance et de plaisir à partager.                                                                                                                     Une excellente soirée qui, malheureusement, n’a pas fait le plein.

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