Relax Max

téléchargement (1)Une salle de l’Amphithéâtre abondamment garnie, beaucoup de quinquagénaires et plus, lesquels étaient probablement venus s’offrir une cure de jouvence car Maxime Le Forestier et Rodez, c’est déjà une très très longue histoire débutée il y a plus de 40 ans par un premier récital à la M.J.C. où certains s’étaient même retrouvés assis sur la scène ! Là, pour son spectacle «  Un vrai cadeau »,  le décor est raccord, des réverbères à l’ancienne qui diffusent des lueurs tamisées, douces et apaisantes, propices aux confidences et pour l’accompagner des musiciens complices, contrebasse soyeuse, claviers discrets, percussions soft, et une guitare même tonalité. Il ouvre  son concert avec « San Francisco », souvenirs seventies garantis et le ton est donné, le public ronronne, heureux de replonger avec délices en pleine langueur toute de spleen fulgurant et de le retrouver égal à lui-même, la dégaine cool assumée, juste le front  un peu plus dégarni … S’enchaîneront d’autres reprises de la même veine écolo-pacifiste et flower power … Puis il embraye sur  une deuxième partie avec « des chansons d’amour qui ne donnent pas de stress » , une série de mélodies avec un parfum plus mélancolique sur le temps qui s’écoule, la passion forcément ardente à ses débuts qui lentement se consume jusqu’à finalement s’éteindre, etc…, une façon élégante de prendre du recul et de souligner, qu’il n’est pas dupe que les années ont passé, que les rêves d’utopie d’une certaine génération se sont plus ou moins abîmés à l’aune de la réalité, quelque chose comme des souvenirs en  pointillés ou un gout d’inachevé… Il glisse de temps à autre quelques anecdotes sur Moustaki, Julien Clerc ou Michel Rivard de Beau Dommage pour essayer de relancer un concert plutôt mezzo voce, qui patine un peu et manque de souffle…Puis nouveau changement de cap, retour sur ses classiques intemporels, y compris l’incontournable reprise de Brassens, et alors à nouveau on sent un frisson qui parcourt les spectateurs, le plaisir de feuilleter ensemble les pages de souvenirs à fleur de mémoire, de communier dans une certaine nostalgie aussi rassurante et confortable qu’un tantinet désabusée où après ce récital de près de deux heures, chacun rentre chez soi, un peu tourneboulé mesurant la distance qui se creuse avec sa propre jeunesse évanouie.

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