Ils se sont mis sur leur 31

téléchargementHalte à la Baleine hier soir pour un trio de copains pour rendre hommage à la chanson toulousaine au sens large et à quelques-uns de ses plus célèbres  interprètes. Sur scène trois écrans marqués T.C.T. en grosses lettres pour Toulouse Con Tour, à énoncer avec l’accent bien sûr et même si possible en accentuant sur « la ponctuation » dixit Juliette car tout un chacun sait que dans le grand Sud le mot con bien placé c’est d’abord de l’affection et du respect. Le musicien local Lionel Suarez à l’accordéon distille des sonorités tantôt suaves et cotonneuses tantôt plus acidulées et, tour à tour ou ensemble, les trois artistes se mettent en action. Un répertoire éclectique qu’ils se plaisent à dérouler tout en fantaisie désinvolte et complicité contagieuse ponctué de réparties taquines ou d’anecdotes savoureuses.                                                                                 Le premier qui se lance peut-être le moins connu des trois, c’est Yvan Cujious un ex-prof de physique défroqué comme il se définit, lequel manie la trompette avec délectation et nous régale de textes malicieux et un peu canaille, tout en faconde et bonhommie. Ensuite, ce sera au tour de Magyd Cherfi, voix chaude et déhanché chaloupé de revisiter d’autres chansons hautes en couleurs et en émotions. Enfin il y aura Art Mengo, descendant de républicains espagnols marqué par la Retirada qui revient sur cet épisode particulièrement traumatisant en évoquant de façon humoristique et distanciée ces Pyrénées chargées de tant d’Histoire, un mélange de swing éraillé et de  nostalgie pudique. Evidemment Nougaro – « ici c’est lui, le boss »-  est de la fête, mais aussi Pierre Perret et ses ritournelles humanistes, Francis Cabrel, Nino Ferrer, Zebda, Mader et d’autres comme cette  complainte plus inattendue de Carlos  Gardel en espagnol, tant de  refrains et de couplets repris régulièrement par un public aux anges. Et comme ce soir la salle est comble, ce concert en version acoustique sans lumières ni décibels agressifs, ressemble à un modèle tour de chant un peu vintage du genre intemporel mais qui fait tellement de bien et auquel on assiste avec grand bonheur.                                                                                                       Une formule bien léchée toute en élégance et sérénité, totalement maîtrisée pour profiter de l’air du temps. Ici c’est l’ art de vivre à partager qui est près du Capitole.

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