Génération politique

téléchargement (4)Pour ouvrir cette nouvelle saison de projections documentaires deux jeudis par mois, la médiathèque de Rodez avait mis la barre très haut. Dans le cadre de la 12ème fête du cinéma d’animation ce ne sont pas moins de neuf films de divers formats, techniques ou durées qui ont été projetés, une sélection étalée sur les dix dernières années, regroupant sous le titre «  C’est la politique qui fait l’histoire » différents regards sur notre période récente. Et la palette est très éclectique, laquelle nous transporte de la vie quotidienne d’un poilu dans les tranchées de l’hiver 1916, à la quête interminable d’un réfugié en perpétuel exil, via les souvenirs d’un émigré chilien qui revient sur les années de dictature ou la folie nazie qui va jusqu’à vouloir déboulonner une statue de Mendelssohn, compositeur honni car juif… Entre  témoignages intimes dit à la première personne en voix off ou fresque qui brasse plus large, dessins soignés qui évoquent des estampes, aquarelles ou cartes postales d’époque, les supports sont variés, mais l’essentiel demeure, réfléchir et mettre en perspective Histoire, citoyenneté et engagement, une leçon de civisme grandeur nature pour ne pas oublier et surtout comprendre. Ressusciter des épisodes inconnus comme ces tirailleurs sénégalais combattants de la seconde guerre mondiale, qui refusèrent d’être considérés comme des soldats de deuxième ordre et furent massacrés par l’armée française en 1944, ou les exactions néocoloniales en Indochine, autant de pages peu glorieuses que l’on veut effacer des mémoires… idem pour ces allemands qui à la libération ont fait le choix de  se réfugier en France et dont les enfants ont dû affronter à l’école suspicions et controverses. On traverse ainsi des époques variées, des réalités géopolitiques multiples. Jamais anecdotiques, ces courts métrages souvent produits par la télévision  publique, Arte notamment, réhabilitent tant l’Histoire que la Politique pour offrir une autre image, loin de l’amalgame simpliste et  réducteur. Revisiter le passé individuel ou collectif, se l’approprier pour décrypter le présent et affronter un futur qui reste à inventer, faire de chacun un citoyen acteur, voilà résumés les objectifs ambitieux de ces pastilles cinématographiques indispensables, lesquelles se terminent par «  Je suis une voix » une confrontation intergénérationnelle sur l’engagement personnel et le bulletin de vote… particulièrement réjouissant pour combattre morosité et abstentionnisme.                                                                                                                           Prochain rendez-vous le jeudi 31 octobre toujours à 18 heures avec entrée libre et gratuite dans la grande salle du premier étage avec « Summer pasture »  un film en version originale sur des nomades tibétains.

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