Nicole au-dessus d’un nid de coucous

téléchargement (2)C’est un cas vraiment à part chez les humoristes que Nicole Ferroni, car des profs qui se reconvertissent dans la comédie il y en a peu, surtout agrégée de Sciences et Vie de la Terre. C’est dire si l’interrogation obsessionnelle qui donne le nom à son spectacle « l’œuf, la poule ou Nicole ? » n’est pas de l’ordre du hasard, des interrogations aussi farfelues que métaphysiques dont elle nous régale aussi régulièrement sur France Inter.                                                                                                                                         La salle de La Baleine était comble pour l’accueillir vendredi en deuxième partie de soirée et a vite été subjuguée par ses traits d’esprit mi- narquois, mi- goguenard, car elle se glisse avec aisance dans la peau de différentes héroïnes plus hilarantes les unes que les autres: de la grande sœur qui ne rêve que de se débarrasser du petit frère devenu encombrant, à l’employée de supermarché pas dupe des pièges de la consommation, de l’animatrice de stage pour combattre la crise qui recycle des écumoires en oreilles de Mickey ou en robe de gala pour Lady Gaga , c’est  juste stupéfiant de vérité et de malice… Et les portraits s’enchaînent avec une diva d’opéra allemande accro d’un ectoplasme, les princesses de contes de fées épinglées sur l’autel du féminisme, la DRH toute de cynisme qui fait du licenciement une œuvre de salut public, et tant d’autres … Mention spéciale pour le sketch totalement déjanté, version rap  dégoulinant de clichés surréalistes sur la grande prêtresse du genre à savoir Chantal Goya herself , oui au début ça surprend, mais auquel les lapins, les chasseurs et autres Boubas réunis ne rendront jamais assez justice. C’est juste irrésistible de drôleries et de fantaisies loufoques. Et comme la poule, référence incontournable autour de laquelle gravite tout ce « seule en scène »,  elle multiplie envolées insensées et atterrissages  improbables après force digressions des plus chaotiques, et sort de scène par une pirouette finale  toute d’élégance.                                       Un grand moment de folie douce.

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