Feux d’artifices

téléchargement (1)Il fallait bien çà pour éclairer la journée de fêtes prévue pour célébrer  l’an II de la Baleine, laquelle fut  tellement arrosée que tous les spectacles et réjouissances de l’après-midi qui devaient se tenir en plein air ont dû être recadrés à l’intérieur, (le syndrome Jennifer probablement).                                                       Donc, en soirée, à 22 heures précises,  comme un premier signe d’élégance, déboule sur la scène du Krill devant un parterre bien fourni, la joyeuse équipe de Bombes 2 Bal, cette troupe fantasque et bourrée d’énergie que l’on avait vu il y a peu à Decazeville pour Mescladis. Plus de dix ans déjà que  cette troupe à géométrie variable  existe et fait danser le public principalement en Midi Pyrénées. Ils sont huit, trois chanteuses pétillantes toutes en gouaille et réparties, trois musiciens qui donnent un rythme effréné, et deux danseuses qui sur la piste donnent le tempo entraînant les spectateurs dans des farandoles échevelées, des rondes imaginatives et autres quadrilles virevoltants. L’accordéon  pour son coté éminemment convivial qui fait écho à l’espièglerie du triangle, une guitare ou un banjo très harmonieux qui se mêlent aux percussions  dynamiques de la zalumba entre autres instruments,  sans oublier des voix toutes en nuances et des textes bien dans l’air du temps, teintés d’ironie douce-amère ou de lucidité désabusée , voilà le décor  planté. Tantôt en français tantôt en occitan, racines obligent, c’est une folie douce insidieusement contagieuse qui envahit toute la salle. Et comme les deux danseuses chapeaux à paillettes et robes printanières sont sans cesse sur la brèche impulsant des danses aussi festives et énergiques que propices à la complicité, c’est la bonne humeur communicative qui d’étincelles devient embrasement. Spontanéité et cadences endiablées, c’est un cocktail explosif   « de rap  et de reggae, de musette et de salsa, de rock et de tango… » qui donne la pêche et l’enthousiasme.  Des Bombes 2 Bal plus incendiaires que jamais dont le CD « Bal indigène » reste une vraie référence sans oublier pour autant leurs dernières productions sur leur « quartier enchantant » , des livres-disques pour enfants publiés chez Actes sud.   Une soirée, genre fest-noz breton version locale, qui respirait authenticité et chaleur  humaine.

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