Récidive

téléchargementMais que se passe-t-il donc ? Le laxisme bien connu et les mœurs forcément décadentes de notre jeunesse actuelle ne sauraient tout expliquer… Comment cela est-il possible ?  Elles courent toujours et pire elles font chaque jour de nouveaux adeptes, c’est dire si la situation est d’une extrême gravité. « Délinquante » en duo, elles multiplient leurs faits et gestes au vu et au su de tous. Incroyable, seules quelques radios réfractaires, mais pas Radio Larzac comme elles l’ont précisé, les ignorent encore, et malgré cela leurs concerts ne désemplissent pas et leur public subjugué de leur faire du bouche à oreille tant il est clair que Céline et Claire ont du talent. Aussi mutines que gouailleuses, œil fripon et  lippe gourmande, elles déroulent  des chansons particulièrement séduisantes. Des textes pétillants sur les plaisirs tout aussi compliqués de la vie conjugale que  solitaire, la féminité en bandoulière et la repartie malicieuse, leur univers est incroyablement inventif.  Elles respirent fureur de vivre, esprit décapant et impertinence communicative. De chanson faussement autobiographique ou pas, en refrain spécial garçons, de  la-la-la hurlés à la cantonade et autre  ballade sur la peur du noir avec lumières blafardes de circonstances, du métal en version rurale en techno minimaliste, s’accompagnant juste de leurs accordéons, elles installent une complicité radieuse qui fait du dégât. Folie décapante, sous-entendus rageurs, réflexions doucereuses et autres fous rires étouffés, on se plait à partager leur enthousiasme et leur vitalité rayonnante.  De la passion dévorante qui s’achève en tragédie burlesque «  j’te bute »  aux copines qui en prennent pour leurs grades, de la fausse ingénue à la guerrière fragile, c’est un kaléidoscope de portraits qui se dévoile, tous délicieusement troussés, entre verve et intelligence d’écriture. Ne reste à ajouter qu’une reprise de Georges Brassens « les filles de joie » particulièrement émouvante, quelques boas fluo accrochés au micro et vous obtenez ce cocktail à fort potentiel, dangereusement contagieux. Après « J’aime pas l’musette  » en 2008, elles viennent de sortir leur nouvel opus « Comme une blonde » cette année, c’est dire qu’elles se produisent en toute impunité. Parmi les prochaines dates  d’ors et déjà programmées elles seront de retour à Camjac cet automne… Autant dire qu’elles font fi sans vergogne…                                                                                                             Ce concert euphorisant  à savourer fiévreusement était offert par le Krill.                                                                                   

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