Jolie comme un ange Lina

téléchargementQuelques chansons en  première partie de Paris Combo en octobre à la M.J.C. de Rodez pour  une impression mitigée, il fallait saisir l’opportunité d’un concert grand format, qui plus est à l’issue d’une résidence de création, pour mieux s’imprégner de l’univers de « Lina and … », tant l’ambiance qui s’en dégage est particulière. Chose faite avec le rendez-vous de la Baleine, une salle cosy qui accentue davantage encore le côté cocoon d’un concert très soigné. Un violoniste aux accents celtiques à l’occasion, et un autre musicien qui joue de plusieurs cordes, guitare ou banjo notamment, et tous deux avec beaucoup de retenue pour ne pas étouffer la voix fragile et délicate de la chanteuse toute de grâce dans une robe rouge passion, voilà pour l’atmosphère particulièrement délicate. Et c’est vraiment en parfaite adéquation avec les mélopées très ouatées ou les envolées vaporeuses d’une artiste inclassable. S’exprimant le plus souvent en anglais avec quelques diversions en espagnol et heureusement une fois en français pour un hommage très réussi à Jacques Brel pour une reprise de Fernand, laquelle a d’ailleurs donné son titre au dernier album en date sortie l’an dernier, « Lina and … »  propose des variations entre douleur et nostalgie qui colorent ses mélodies métissées de chaleur et de sensibilité. Une tessiture en filiation directe avec Björk toute en vulnérabilité, c’est à une flânerie indolente qui sait prendre son temps que les tonalités bien particulières d’un toy piano, d’un glockenspiel ou d’un mélodica rendent plus envoûtante encore que l’on est convié. C’est aussi mélodieux et original que parfois distordu ou chuintant  pour un résultat vraiment très surprenant. Que cela lui ait valu d’être sélectionnée pour les Inouïs du Printemps de Bourges 2013 est tout sauf immérité, tant son spectacle à la légèreté subtile a de l’allure. La nonchalance aérienne en bandoulière et l’errance sensuelle et joyeuse comme credo, c’est incontestablement une personnalité pleine de promesses. En préambule c’est du côté de chez « Swann » que l’on avait rendez-vous, pour un bref récital de chansons aussi harmonieuses que sucrées, susurrées dans un anglais très moelleux sur des  sonorités parfois trop saturées.

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