Ce n’est qu’un début …

téléchargementLa troupe de Théâtre à Moudre d’Onet le château était parmi les invités du 7ème festival de théâtre amateur organisé ce week-end  par Vallon de Culture, une occasion à saisir quand on se souvient des « troubles à l’ordre public »  occasionnés lors de la première en janvier à La Baleine où de nombreux spectateurs avec billets en bonne et due forme avaient été refoulés, voire expulsés en toute camaraderie (sans violence et sans la participation des forces de l’ordre). Au programme donc une pièce d’Antonio Da Silva, « Une manif au final »,  un texte de commande, écrit spécialement pour cette  troupe qui a déjà plus de 20 ans d’âge et une dizaine de pièces à son actif.  Un décor des plus  simple, seulement égayé par les portraits des Beatles façon Andy Warhol sur les murs, une bibliothèque, deux fauteuils et une télé customisée dans un coin, bienvenue dans l’appartement que partagent quatre colocataires. Parmi eux , un inconditionnel de sudokus et de Derrick en version originale, c’est tout dire, une autre qui se veut la geek de service… tout se passerait dans leur meilleur des mondes, c’est à dire du genre besogneux, égoïste et mesquin, au mieux indifférent aux bruits de l’extérieur, là ou bouillonnent les passions, les doutes , les angoisses, en fait la vie comme elle va.  Sauf que la sœur de l’un d’entre eux, du genre impliquée et concernée se pique de défendre des idées, ses valeurs qui lui tiennent à cœur, et investit ce lieu pour en faire le centre névralgique « d’une cellule associative », laquelle a pour objectif de mobiliser tous azimuts pour une grande manif à construire et envahir la capitale. C’est ainsi que débarque une panoplie de personnages bien caricaturaux, du snob égocentrique aux deux amies en mal de militantisme, le front ceint d’une longue écharpe rouge …  et tous de débattre, de rêver, ou de délirer sur le politiquement correct, les limites de la non-violence, l’engagement citoyen nécessaire ou la stratégie de communication… Sauf que l’histoire manque de tonus, d’argumentation, d’inspiration  pour tout dire, et tourne vite en rond, que les répliques sont souvent vaines et les digressions sans beaucoup d’intérêt. Alors les acteurs multiplient les accroches ou  les effets de style dans une mise en scène plutôt aérée pour dissimuler derrière leur enthousiasme les manques évidents. Et dans ces circonstances, Josette et Hubert, tirent bien leur épingle du jeu. Le spectacle se termine par un plaidoyer pour la défense du service public et des conquêtes sociales qui fait chaud au cœur.

Publicités
Cet article, publié dans Théâtre, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s