Cousins germains

05_HM_19JAN13Célébrer le 50ème anniversaire du Traité de l’Elysée signé le 22 janvier 1963 entre le Général de Gaulle et le chancelier Konrad Adenauer, lequel traité ouvrait une nouvelle ère dans les relations franco-allemandes, l’idée est des plus intelligentes. La Chapelle Royale et le comité de jumelage Rodez-Bamberg ne pouvait pas laisser passer l’occasion. Mitterrand et Kohl hier, François et Angela aujourd’hui s’y emploient régulièrement, mais choisir pour illustrer un tel évènement historique un « Parcours au cœur de la musique allemande » qui met à l’honneur Bach ou Beethoven a de quoi surprendre. Evidemment dans le genre compositeurs gros calibre, qui ont laissé leur nom dans l’histoire de la musique, rien à dire d’autant plus que l’on nous  a épargné Wagner aux sulfureuses récupérations, et les extraits joués samedi à la Chapelle Royale en particulier deux morceaux au piano, une sonatine ou une sonate interprétée avec enthousiasme par les jeunes Thibaut et Maria-Carolina ne manquaient ni de punch ni de brio. Vraiment très bien. Mais en ce qui concerne les lieder de  Robert Schuman dont on a eu droit à une traduction succincte, à l’heure du mariage pour tous c’est à pleurer, tant le sujet fait dans l’obscénité la plus surannée: jeune fille transie d’être l’élue, fiançailles et bien sûr conception d’un enfant  dans la foulée, alléluia, voilà qui satisfera la fibre conservatrice et nataliste de Christine Boutin mais qui n’a que peu à voir avec l’époque actuelle et sa jeunesse dont  l’Office Franco-Allemand fut pourtant  la première conséquence du dit traité. Il aurait peut-être mieux valu se pencher sur les musiciens de ce dernier demi-siècle qui ont autrement œuvré pour l’amitié entre les deux peuples. De Frédérik Mey à Nina Hagen, de Kraftwerk à Klaus Nomi via Tangerine Dream ou Stockhausen, il y en a pour  tous les styles et tous les goûts… Le regain d’intérêt pour la langue allemande et sa culture doit plus à Tokyo Hôtel par exemple qu’aux symphonies ou à la musique baroque vieille de plusieurs siècles. C’est donc à un concert aussi déconnecté que passéiste que l’on eut droit et, comme toujours, avec une sono très approximative. Une occasion manquée…Prochain rendez-vous le samedi  9 février toujours à 17 heures avec un programme autour de Francis Poulenc dont on connait les liens avec notre département.

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