Canada dry

images (3)Ils ont réussi à s’enfuir lors de la prise d’assaut de l’ambassade des Etats- Unis à Téhéran lors de la prise du pouvoir par les partisans de l’ayatollah Khomeiny en ce 4 novembre 1979, et ils ont miraculeusement gagné le domicile privé de l’ambassadeur du Canada à quelques rues de distance. Et, depuis, c’est là, dans un espace très réduit, qu’ils se terrent. Ils, ce sont six américains lambda qui travaillaient pour le département d’Etat, de simples employés, tandis que le reste du personnel demeuré dans les locaux sera capturé par la foule déchainée menée par les mollahs et restera otage pendant 444 jours. Entre alors en scène, Tony Mendez, un agent de la CIA spécialiste des opérations ultra-délicates qui est chargé de les exfiltrer. Il proposera un plan absolument incroyable lequel met à contribution tant les services secrets qu’ Hollywood. Un film bidon, avatar de  science-fiction baptisé  Argo, d’où le titre de ce film de Ben Affleck, avec fausse production, faux costumes, faux story-board etc… servira de couverture pour une fausse équipe de techniciens nantis d’une fausse identité canadienne soit disant en repérages … Tout cela parait  invraisemblable mais est rigoureusement exact. Et on reste scotché pendant deux heures sur son fauteuil devant ce thriller tendu qui reconstitue minutieusement toute cette histoire incroyable et restée secrète pendant près de 20 ans. Suspense haletant, montage efficace, réalisation nickel et distribution impeccable, tout y est, y compris une réflexion en abime sur la force des images et tout particulièrement du cinéma, le rapport induit entre réalité et mensonge, direct et reconstitution. Jadis un slogan disait « Quand on aime la vie, on va au cinéma », là c’est le cinéma en tant que tel qui sauvera des vies… En prime ce long métrage s’ouvre et se ferme sur des images d’archives montées en parallèle avec cette fiction. Ce film mérite largement tous les prix qu’il a reçus depuis sa sortie, golden globes ou nominations aux Oscars notamment, et on  appréciera en prime le générique d’ouverture façon B.D qui lance le récit, lequel met en lumière une page largement méconnue de l’histoire contemporaine. Magistral.

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