Quand Fenaille s’encanaille

téléchargement (2) Une fois n’est pas coutume, la troupe des Imprototypes de la M.J.C. d’Onet s’était installée au musée Fenaille dans la cour de l’Hôtel de Jouéry plutôt qu’à l’Annexe, le bar restaurant qui fait face à la médiathèque où la troupe a ses habitudes un vendredi par mois.Une cinquantaine de spectateurs un dimanche après-midi de fin de vacances de Noël, c’est plus qu’honorable car ce n’est jamais facile de mobiliser à cette période. Dans l’arène, quatre garçons et une seule fille, 5 des 17 membres attitrés, pour, sous la houlette d’Olivier Royer, « donner libre cours au délire et à l’imagination ». Des thèmes aussi divers que farfelus, recueillis parmi le public et déclinés au hasard du tirage au sort en alexandrins approximatifs, en version péplum ou roman-photo, sautant allègrement d’époques en époques ou en statues historico-people se gaussant. Voilà pour le décor et les trames élastiques sur lesquelles broder, divaguer, élucubrer, rêver ou dérailler, à charge pour Jean-Louis, Laurent, Marion et leurs camarades de trouver l’inspiration, les mots, ou le style pour camper ici un personnage, là une situation, entre burlesque et nonsense. Dire que tout est réussi serait mentir, si certaines réparties font mouche, d’autres ne sont que pagailles, batailles verbales ou vaines gouailles. Mais bon, c’est la loi du genre, « l’improvisation, c’est l’art de l’instant », et, sous contraintes de répliques, de mots abscons à placer absolument, cela implique une telle disponibilité intellectuelle, un sens du rythme sans temps mort que l’on ne doit pas s’arrêter aux détails. On s’empaille, on pinaille, on braille ou on se chamaille mais dans la bonne humeur, la convivialité et  la complicité du public. D’un bon mot ou d’une phrase, tout est bon pour faire ripaille, et c’est avec la souplesse d’un samouraï ou la patience d’un producteur de bonsaïs que peu à peu ce spectacle fait de courtes saynètes se construit, entre grisaille et trouvailles, les deux revers d’une même médaille.                                                Le genre a acquis ses lettres de noblesse avec notamment chez nous, les Bonimenteurs, ce duo  irrésistible vu l’année dernière à Rire Onet ou à Québec avec la Ligue d’improvisation qui fête ses 35 ans d’activités. Pour les fans, la troupe se produira à nouveau dès ce vendredi  à 21 heures à l’Annexe autour d’un programme intitulé « Contes et Merveilles ».

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