Le jour d’après

téléchargement (8)Salle comble à la Baleine pour le Concert de la fin du Monde. Volonté de conjurer le mauvais sort en se tenant chaud les uns les autres, peur de l’apocalypse imminente ou mélomanes aux aguets, toujours est-il que les spectateurs étaient très nombreux au rendez-vous pour écouter l’orchestre instrumental Contrepoint et la Chorale de Sète. Il valait mieux car sinon, c’eut été vraiment terrible si s’étaient retrouvées sur scène plus de personnes, une centaine de participants musiciens et choristes confondus, que dans les fauteuils. Tout d’abord en préambule un discours du maire d’Onet en personne,  très écolo-responsable et défenseur du « vivre ensemble dont la culture est un vecteur indispensable »,  et c’est parti pour deux heures de musique énergisante.                                                                                                                                          Deux parties très distinctes en ce jour que d’aucuns voulaient si particulier : tout d’abord des extraits d’opéra de Verdi parmi les plus célèbres, de Macbeth à la Traviata, du Trouvère à Aïda via Nabucco, tous les grands airs ultra connus du répertoire qui donnaient l’occasion au chœur d’envoyer du lourd, du puissant et du déterminé  exaltant ici la mémoire des Partisans de l’unité italienne au XIXème siècle, là celle des clans Écossais en lutte pour leur celtitude. Et comme l’orchestre accompagnait ces envolées lyriques de toute  sa vitalité et son  enthousiasme, cela se traduisait par une alchimie de fougue et de passion, de défi et de  ferveur qui suscitait des applaudissements nourris. Ensuite en deuxième partie, la Symphonie du Nouveau Monde d’Antonin Dvorak, suffisamment pillée, d’émissions de télévision dont elle faisait le générique en blockbuster du cinéma saga Guerre des étoiles et Seigneur des anneaux entre autres, pour que tout en chacun reconnaisse un passage, un mouvement, une séquence mélodique dont certains accords très buccolo -pacifistes qui rendent  hommage aux indiens nord-américains renvoyaient au discours d’ouverture. La boucle était bouclée, les spectateurs ronronnaient de plaisir, ovationnaient à tout rompre tant l’orchestre que son chef vibrionnant et théâtral à souhait Franck Fontcouberte, lequel accédait volontiers aux reprises convenues, comme un kit de survie pour affronter une ère nouvelle.

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