Elles sont à nous, toutes ces chansons …

téléchargement (1)Revisiter le répertoire de Georges Brassens, nombre d’artistes s’y sont déjà essayé. On pense bien sûr tout de suite à Maxime Le Forestier et ses fameux  cahiers enregistrés en public, lequel criait un numéro au hasard, Joël Favreau qui l’accompagnait à la guitare, mais aussi la nouvelle chanson française de Noir Désir à Agnès Bihl via Bénabar ou les Ogres de Barback, mais il suffisait l’année dernière de déambuler à la Cité de la Musique pendant l’exposition qui lui était consacrée «  Brassens ou la liberté » pour  mesurer l’étendue de son aura, laquelle dépasse largement nos frontières. Traduit dans toutes les langues ou presque, c’est une référence mondiale, quasiment de l’ordre du Patrimoine mondial de l’Unesco….  C’est dire si la tache de MEJ Trio, initiales des patronymes des fondateurs du groupe, invités de La Baleine hier, était rude et le chemin étroit, non qu’ils manquent d’expérience, car cela fait plus de 30 ans qu’ils font vivre les chansons de l’oncle Georges et multiplient les concerts un peu partout. C’est surtout dans une configuration musicale totalement différente, avec l’Orchestre de Chambre de Toulouse et des arrangements tout d’élégance et de subtilité, qu’ils égrènent les perles de notre patrimoine. On retrouve ainsi les incontournables personnages de Jeanne, d’Hélène, de Margot ou de Martin, entre orage et bancs publics, à la chasse aux papillons ou à la claire fontaine, devisant sous un chêne ou témoins de funérailles d’antan, des copains d’abord qui ont rendez-vous avec nous…  Et la magie opère. Chacun susurre, murmure ou chantonne, les souvenirs battent la chamade.  Aux guitares et contrebasse traditionnelles, les cordes classiques ajoutent une touche de grâce supplémentaire, de légèreté presque d’apesanteur que renforcent les nombreux passages joués en pizzicati, tout particulièrement dans les morceaux exclusivement instrumentaux, c’est un récital de tendresse et de mélancolie, de passion et de nostalgie, de ferveur et de chaleur humaine, tout ce qui transcende  les cœurs et les âmes. Moustache frétillante et œil gourmand, bonhomie rigolarde en bandoulière, le chanteur Didier Coll  distille chaque texte comme une pépite lumineuse, un élixir de jouvence qui irradie ceux qui y goûtent. Un concert qui fera date, d’autant plus que pour la première fois depuis son ouverture, la Baleine faisait salle comble.      Nom d’une pipe, que ce fut beau !                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

Publicités
Cet article, publié dans Musique, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s